samedi 27 octobre 2012

Les plantes faciles


Tout le monde la connaît mais beaucoup la snobent!

C'est l'Egeria densa ou l'Elodée densa.

Origine: Amérique du Sud
Croissance: Rapide
Besoins: Rustique, elle est peu exigeante. Placée dans un bassin à l'extérieur elle ne demande que peu de lumière, en revanche en aquarium un éclairage intense est souhaitable. Se développe très bien en tant que plante flottante, aucun substrat n'est donc nécessaire.
Température: 12 à 25°
Taille: En milieu naturel jusqu'à 2 mètres ou plus, en aquarium plusieurs dizaines de centimètre.

Multiplication: Plante sexuée ou dioïque, les plants mâles et femelles font des fleurs blanches à trois pétales, et dans son milieu d'origine la multiplication se fait par pollinisation. En Europe seuls les plants mâles sont présents, la multiplication se fait uniquement de manière végétative, par bouturage des rejets latéraux.

Originaire d'Amérique du Sud, elle est présente pratiquement partout dans le monde propagée par l'aquariophilie. C'est une plante 100% aquatique qui est pratiquement increvable. Irremplaçable pour les aquariums, bassins et poubellariums sans aucun système de filtration, elle n'a que des avantages:
  • Elle absorbe l'ammonium et maintient l'eau saine et pure,
  • Elle permet d'adoucir l'eau par sa capacité à fixer le calcaire,
  • Elle est extrêmement oxygénante,
  • Elle offre des refuges aux alevins,
  • Elle abrite le zooplancton,
  • N'est pas appréciée par les poissons herbivores et les invertébrés,
  • Elle concurrence les algues et les tiens en échec,
  • Contrairement à l'Elodée canadensis, l'Egeria densa supporte des températures plus chaudes.


On peut la laisser flotter à la surface, en se développant elle va permettre de tamiser la lumière ce qui va sécuriser les poissons et accentuer leurs couleurs naturelles. Si on souhaite la maintenir plantée dans le substrat, il faut espacer les tiges les unes des autres pour laisser la lumière atteindre la base, dans le cas contraire elle va se décharner en perdant ses feuilles les plus basses.


A l'extérieur, de juin à octobre, et grâce à la lumière solaire, elle va produire des fleurs sur une hampe de 2 à 3 cm de hauteur. Elle n'a besoin que d'une heure de soleil par jour pour envahir tout un bassin.  Elle jaunie et dépérit en perdant ses feuilles en verticilles durant les mois très froids, mais peut repartir au printemps à partir d'un simple centimètre de tige, elle est capable de supporter de grands écarts de température et même de survivre aux hivers s'ils ne sont pas trop longs et si la plante ne gèle pas entièrement. 

En fait, il semble qu'elle ait une grande capacité d'adaptation et prolifère dans des eaux, températures, luminosité et des milieux aquatiques très différents. C'est pour cela qu'elle est intéressante pour beaucoup d'aquariophiles qui ne souhaitent pas succomber aux modes et préfèrent mettre à profit ses qualités.

Photo: http://doris.ffessm.fr
Il existe aussi une autre variété disponible dans le commerce, c'est l'Elodée canadensis. Celle-ci est originaire d'Amérique du Nord et possède les mêmes qualités que l'Egeria densa d'Amérique du Sud, à ceci près que la canadensis ne supporte pas les températures élevées sur une longue période, et est donc plus adaptée aux aquariums d'eau froide. Les deux espèces sont souvent confondues mais l'Elodée canadensis produit des fleurs rosées et non blanches. Tout comme l'Egeria densa, l'Elodée canadensis est aussi considérée comme une plante invasive. Elle provoque de nombreux dégâts dans les marais, les rivières, lacs et cours d'eau, elle supplante la flore locale, obstrue les canaux de navigation et empêche la migration des poissons.

Ces deux plantes ne doivent pas être jetées dans la nature mais doivent être détruites.

Profitons des bienfaits de cette plante tout en protégeant nos plans d'eau locaux! 




lundi 22 octobre 2012

Diana Walstad NPT - Aquarium Planté Naturel

Diana Walstad, bac de 188l

Chère Diana, merci de nous consacrer un peu de votre temps pour cette interview et de nous faire partager vos connaissances et votre expérience.
Tout d'abord, parlez-nous un peu de vous. Quel est votre parcours dans le monde des aquariums, combien de temps avez-vous pratiqué ce hobby?


- Je suis née en 1945 dans une famille qui a toujours eu des aquariums et des bassins. Enfant, j'ai eu des grenouilles et des Gambusies, ensuite des gouramis et des guppys. Cependant, j'ai laissé tomber le hobby pendant plusieurs années après une épidémie de Camallanus (ver parasite) dont ont été victimes mes guppys. Je n'ai pas réussi à me débarrasser de ce parasite.

Entre temps j'ai obtenu mon diplôme en Microbiologie, et j'ai travaillé dans la recherche comme technicienne dans plusieurs domaines médicaux. En 1988, je me suis de nouveau lancée dans l'aquariophilie. Mais j'avais, cette fois, assez d'expérience dans la recherche, assez de détermination et d'argent pour tenter de nouvelles méthodes et étudier les problèmes de plus près. Par exemple, lorsque le redoutable ver Camallanus a de nouveau infecté mon aquarium, j'ai consulté un vétérinaire pour poissons. Cette fois j'ai eu le médicament et le traitement qui m'ont permis d'éradiquer le parasite.

Votre livre « L' écologie de l'aquarium planté » est l'aboutissement de nombreuses années de travail. Pourriez-vous, s'il vous plaît, nous dire brièvement quelle était votre inspiration initiale et votre objectif relatif à ce projet?

- Croyez-moi, je n'avais pas planifié d'écrire ce livre. Quand en 1988 j'ai décidé d'avoir de nouveau des bacs, j'étais déterminée à maintenir des aquariums plantés. Toutes les tentatives antérieures ayant échoué, j'ai essayé cette fois quelque chose de différent -faire un substrat à base de terreau-. J'ai été inspirée en 1988 par une interview de Dorothy Reimer parue dans un magazine. Elle a décrit comment elle a obtenu une croissance spectaculaire des plantes grâce à l'utilisation du terreau pour fleurs.


Quand j'ai pris l'habitude d'utiliser le terreau et que j'ai obtenu également une croissance spectaculaire des plantes, je me suis définitivement convertie. J'ai aussi pu observer combien mes poissons se sont plut dans ces bacs, et tout ça avec un minimum d'entretien. En 1991, j'ai soumis un article sur "ma méthode" à un magazine aquariophile. L'article a été simplement ignoré. J'ai alors décidé d'écrire plus d'articles de fond basés sur des informations scientifiques, informations récoltées dans les bibliothèques universitaires. A partir de là, mes articles ont été publiés dans les différentes revues aquariophiles sans aucun problème.


Entre temps, j'ai remarqué que les bibliothèques universitaires recelaient d' informations passionnantes mais ne trouvaient aucune application en aquariophilie. Quand j'ai découvert Robert Wetzel et sa «Limnologie », j'ai su que j'avais trouvé de l'or. J'ai compris que la plupart de ses concepts concernant les lacs et les cours d'eau pourraient également s'appliquer aux aquariums. J'ai été fasciné par ce que j'ai lu dans son livre et par les travaux scientifiques cités. Chaque fois que j'avais du temps libre, je visitais les rayons de biologie et de botanique dans les bibliothèques des trois grandes universités de ma région. Ces bibliothèques merveilleuses ont des trésors, elles recèlent des revues scientifiques sur la chimie de l'eau, les plantes aquatiques, etc

Bassin de Diana Walstad
J'ai commencé ainsi à regrouper tous les travaux scientifiques en réalisant un Index sur l'écologie aquatique, ce qui m'a permis plus tard d'écrire mon livre. J'ai soigneusement indexé chaque étude suivant un thème donné avant de les classer dans ma datothèque. Par exemple, une étude parlait de chélation des métaux et des acides humiques en rapport avec le fer comme apport en nutriment, tandis qu'une autre étude abordait le même sujet sous l'angle des «pluies acides» et de la réduction de la toxicité des métaux chez les poissons. J'ai indexé les deux études sans la rubrique «chélateur» et «acides humiques». Grâce mon Index j'ai pu ainsi retrouver rapidement de nombreux articles avec nombre d'informations sur les chélateurs de métaux et les acides humiques. L'index fait maintenant plus de 100 pages pour un total de 800 travaux et études que j'ai étudiés et indexés. Sans cet Index, il m'aurait été difficile d'écrire un tel livre sur des thèmes apparemment sans rapport entre eux.

Au bout d'un certain temps, j'ai décidé qu'il était temps de faire une synthèse
dans un livre de tous les articles que j'avais écrits sur des thèmes éparpillées. Cela en valait la peine.

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec votre méthode, pourriez-vous nous faire une description de votre approche et des grands principes régissant les bacs naturels plantés?


- Ma méthode imite les cycles nutritifs présents dans la nature. Elle privilégie l'emploie des plantes pour recycler les déchets des poissons ce qui permet de les garder en bonne santé. En retour, les poissons et le substrat apportent aux plantes les nutriments dont elles ont besoin. Les plantes aquatiques peuvent jouer un rôle important dans l'aquarium. Par exemple, les plantes peuvent tenir les algues en échec, absorber l'ammoniaque toxique, et oxygéner le substrat. La présence des plantes réduit la nécessité des changements d'eau fréquents et les siphonnages du gravier tout en permettant de maintenir les poissons en bonne santé.

De nombreuses pratiques qui sont pourtant courantes en aquariophilie comme les nettoyages fréquents, pour tout substrat l'utilisation du gravier seul, une aération vigoureuse, etc, ne favorisent pas le développement optimal des plantes. C'est pourquoi, beaucoup d'amateurs ont des problèmes au niveau de la croissance de leurs plantes. Ils ne comprennent pas le rôle de la décomposition dans l'apport des nutriments et du CO2, car ils s'évertuent à garder leurs aquariums trop propres ce qui n'est pas favorable aux plantes. Ils ne comprennent pas l'importance d'avoir un substrat dans leur bac, et ils essaient de faire pousser des plantes dans un gravier pur. En fait, ils ne comprennent pas l'interaction entre les bactéries, le substrat, les poissons et les plantes.

Utiliser ma méthode sans comprendre les interactions peut conduire à des problèmes. Par exemple, certains amateurs utilisent un substrat dans leurs bacs simplement pour imiter ma méthode. Mais, ils ne comprennent pas la chimie du sol, et mettent une couche de substrat trop épaisse. Les plantes meurent et et les algues prennent le dessus. Ces amateurs ne comprennent pas que le sol est essentiel pour la bonne croissance des plantes, mais une couche de substrat trop épaisse peut devenir fortement anaérobie et tuer les racines des plantes. Ils ne comprennent pas qu'il y a une période temporaire d'instabilité du substrat dans un bac nouvellement installé ce qui justifie les changements d'eau fréquents. Tout cela je l'ai expliqué en détail dans mon livre, mais beaucoup cherchent à imiter ma méthode aveuglément sans avoir au préalable lu mon livre et sans chercher à connaître l'écologie d'un aquarium planté.

Bac de grossissement pour Betta

Est-il possible de maintenir un aquarium sans technologie du tout, et qui ne se transforme pas en un marécage au bout d'un ou deux mois?

- Absolument. Il suffit d'observer les rivières et les lacs pour se rendre compte que le marécage n'est pas une fatalité. Cependant, mes bacs ont tous une certaine dose de technologie. Ils ont tous des appareils de chauffage et un fort éclairage artificiel (la lumière près d'une fenêtre n'est pas suffisante). J'ai des filtres ou des aérateurs pour créer un mouvement léger de l'eau. Cela accélère la décomposition et le recyclage des déchets des poissons en éléments nutritifs et en CO2.

Presque tous les aquariophiles utilisent un conditionneur d'eau pour supprimer le chlore de l'eau du robinet avant chaque changement d'eau, même ceux qui essaient d'avoir des aquariums avec une technologie extrêmement faible. Y a-t-il des effets négatifs aussi faibles soient-ils pour un bac équilibré et planté ?


- Je ne le pense pas? Je ne peux pas croire qu'une petite quantité de bisulfite de sodium (si c'est bien ce dont nous parlons) puisse nuire en quoi que ce soit.

Parlons un peu des plantes. Quelles espèces de plantes avez-vous dans votre NPT (Natural Planted Tank)? Quel genre de plantes s'adapte le mieux à ce genre d'aquariums?


- Pour moi les plantes qui poussent bien sur le long terme sont l'Echinodorus bleheri, l'Echinodorus major, l'Echinodorus tenellus, l'Echinodorus "Ozelot", la Sagittaria subulata, et la Sagittaria graminées pour une croissance rapide . Je pense que pour les grands bacs l'
Echinodorus amazonicus est d'une grande aide pour prévenir les algues. L'Anubias nana, la Cryptocoryne wendtii, la Cryptocoryne balansaea, et la mousse de Java prennent plus de temps pour s'acclimater, mais une fois en place, elles poussent bien. Les meilleures plantes flottantes ont été pour moi la Ceratopteris thalictroïdes et la Limnobium laevigatum. Les plantes avec des tiges comme la Bacopa rotundifolia et la Rotala monnieri m'ont toujours donné entière satisfaction.

Les plantes aquatiques les plus courantes fonctionneront très bien dans un bac naturel planté. Cependant, les plantes avec des tiges, qui ne peuvent utiliser les bicarbonates, iront bien au début. Par exemple, la Rotala macrandra sera très belle pendant 6 à 12 mois après l'installation du bac, mais ensuite elle va s'affaiblir lentement. Lorsque le substrat libère de moins en moins de CO2 et de nutriments dans l'eau, certaines espèces ne peuvent rivaliser avec des plantes plus robustes.

Fait intéressant, j'ai été en mesure de garder des espèces exigeantes, mais seulement si elles sont placées seules et non avec des espèces plus robustes. Ainsi, dans mes deux bacs DSM (Méthode de démarrage à sec), j'ai gardé les plantes gazonnantes pendant plus d'un an. La Hemianthus callitrichoides et Glossostigma elatinoides ont disparu, mais l'Eleocharis acicularis, Marsilea quadrifolia, et l'Hemianthus micranthemoides se portent encore très bien. Je n'aurais jamais été capable de maintenir ces 3 espèces végétales dans un bac d'ensemble où elles auraient dû subir la concurrence de plantes plus robustes.
Je pense que les amateurs doivent expérimenter par eux-mêmes les espèces de plantes qui fonctionnent le mieux chez eux.


Que pensez-vous de ces très beaux bacs d'exposition ("école japonaise") qui ne sont pas faits pour durer mais pour être défaits immédiatement après les expositions, et dès que les photos ont été prises ?

- Je ne savais pas que ces bacs sont défaits après l'exposition. Il est facile de mettre en place des bacs plantés mais les garder ainsi est une autre affaire. Les Expositions d'aquascaping incitent les amateurs à vouloir maintenir des plantes. Ce n'est pas si mal. Certains de ces personnes finissent par se lasser de tout ce travail de maintenance, achètent mon livre, et débutent un bac naturel planté NTP.

Beaucoup de débutants n'ont aucune idée par où commencer quand il se lancent dans les bacs plantés et l'aquascaping. Quels conseils donneriez-vous à un débutant pour la création de son premier aquarium planté? Quelle sont les bases pour créer un bac planté sain et pour avoir des poissons heureux?


- Je pense qu'ils pourraient commencer par la lecture de mon article, » Petit bac pour crevettes domestiques ». Les débutants pourraient commencer avec un petit aquarium peu coûteux. Avec un petit bac et des crevettes, ils peuvent apprendre à travailler avec le substrat (ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît). Ils n'auront pas à se confronter aux maladies des poissons, ce qui arrive très souvent quand on débute en aquariophilie. Ils apprendront quelles sont les plantes qui donne le meilleur résultat avec leur substrat, leur éclairage, et les paramètres de leur eau. Si le petit bac réussit, ils auront une réserve de plantes acclimatées qu'ils pourront utiliser dans un bac plus grand.

La base pour la création d'un bac planté sain avec des poissons heureux, ce sont de bonnes conditions pour la croissance des plantes et évitant les maladies des poissons. C'est un grand défi pour un débutant. Un petit bac à crevettes est un bon moyen pour commencer.

Bacs pour crevettes
Quel est l'objectif principal de votre livre? Que pensez-vous que les lecteurs vont en tirer?

- J'espère que les amateurs apprendront à apprécier les plantes non pas comme un simple décor ou un outil d'aquascaping, qu'ils apprendront à utiliser les plantes pour avoir des aquariums en bonne santé avec moins d'effort et d'argent.

Bon nombre des concepts reproduits dans les bacs naturellement plantés sont tirés de l'observation de la nature. Par conséquent, la maintenance d'un aquarium a trait à la biologie, à la chimie des substrats, et aux sciences naturelles. J'ai trouvé cette intégration extrêmement intéressante. Si j'ai trouvé si intéressant, mon raisonnement est qu'il doit y avoir d'autres personnes comme moi qui seront également intéressées. Heureusement, cela s'est avéré être le cas.

La plupart de vos lecteurs sont des amateurs plus instruits, avec des diplômes universitaires en sciences naturelles. Mais je suis sûr que vous êtes au courant qu'il y en a d'autres qui considèrent que la lecture de votre livre est ardue. Envisagez-vous de publier quelque chose pour les plus jeunes et pour ceux moins qualifiés en chimie et en biologie?


- Non, il y a sur les aquariums plantés et les plantes aquatiques toutes sortes de livres pour « bébés » . Je n'ai aucun intérêt à écrire un livre de ce genre (je laisse ce champ largement ouvert aux personnes qui aiment expliquer ma méthode à des amateurs moins sophistiqués).

Je veux que mon livre devienne un ouvrage de référence à long terme pour des amateurs consciencieux, des biologistes et d'autres plus académiques. De cette façon, ils seront en mesure de résister à la commercialisation continue de l'aquariophilie et toutes les méthodes stupides basées sur une sagesse dite "conventionnelle".

Il est triste de constater que pendant des décennies tous ces renseignements scientifiques fondamentaux exposés dans mon livre n'étaient pas disponibles aux amateurs. Bien sûr, il y a beaucoup plus d'argent à faire vendre des gadgets, des engrais, etc que dans la promotion des systèmes naturels.

Merci beaucoup Mme Walstad, ça a été un plaisir et un privilège!

- Vous êtes toujours les bienvenus!



Pour terminer, souhaiteriez-vous ajouter quelque chose ?

- Effectivement, merci de me le suggérer. Sur le site où se trouve mon livre il y a trois articles à télécharger librement, dont celui qui traite de l'installation d'un petit bac à crevettes.
Même si cet article est accessible aux débutants, il aborde également la mise en place d'un bac avec ma méthode "installation à sec", ceci pourrait intéresser les amateurs plus avancés.

Le livre « La gestion de la Mycobactériose » traite principalement de la maladie des poissons tropicaux, la tuberculose. L'article contient des informations importantes sur la prévention et la gestion de la mycobactériose et d'autres maladies des poissons. Même les débutants devraient jeter un œil rapide, car ils se retrouvent souvent avec des poissons malades et finissent par se décourager. Rien ne décourage autant que d'assister, impuissant, à la maladie de ses poissons et à leur mort.



Lien vers le livre de Diana Walstad:
http://www.atlasbooks.com/marktplc/00388.htm

lundi 1 octobre 2012

Septembre 2011, mon premier bac naturel!


Après plusieurs années de pose, j'ai eu de nouveau envie d'admirer un jardin aquatique dans mon salon. Il est prouvé qu'après une journée de dur labeur, l'observation d'un paysage aquatique, dans lequel évoluent des poissons paisibles, est relaxant et déstressant, si, si, c'est prouvé.

Mais cette fois, je voulais un bac facile à entretenir, demandant peu d'interventions diverses et variées, et surtout sans filtration artificielle, comme à mes débuts en aquariophilie, lorsque je faisais mon substrat moi-même et que mon seul moyen de filtration était un simple filtre sous-sable. A cette époque ces filtres étaient en vogue puisqu'il fonctionnaient très bien, aussi bien dans les petits que dans les bacs plus grands.   Et même si aucun filtre n'est nécessaire pour avoir une eau saine, ces filtres-là peuvent se montrer utiles dans certains cas. 

Bref, en septembre 2011 et après des déconvenues de toute sorte, j'ai décidé de refaire entièrement le bac. J'ai supprimé le filtre, j'ai changé la population et les plantes, et j'ai introduit des Aselles qui rendent bien service en dévorant les déchets organiques, j'en profite pour remercier Mattier pour ses inspirations et d'avoir créé son blog "L'aquarium naturel". J'ai dû me résoudre à utiliser un exhausteur pour créer un léger mouvement de l'eau, et pour briser le film gras qui se formait à la surface. Ce n'est pas une solution idéale car un exhausteur élimine le CO2 nécessaire aux plantes, mais je n'avais aucune autre solution.

Le substrat était du sable de Loire avec une belle racine posée sur le sol en guise de décor. La végétation était composée d'Egéria densa, de Cératophyllum Demersum, de Salvinia natans, de quelques Pistia stratiote et de superbes pieds d'Anubias nana. Pour l'éclairage, deux tubes T5 de 24W. Pas de thermoplongeur, l'eau était à température ambiante entre 20 et 21°

La population du bac :
  •  40 Tanichthys Albonubes environ, poissons qui venaient de mon bassin où ils se sont montrés plus que prolifiques puisqu'ils étaient 15 au départ.
  •  6 crevettes Red Cherry, jamais nourries, car elles trouvaient ce dont elles avaient besoin dans le bac naturellement, et, compte tenu de leur taille et de leur belle couleur, ce régime semblait leur avoir réussi.
  • Quelques Aselles qui se sont multipliées aussi.
C'est un aquarium sans filtration, sans chauffage, sans siphonnage, je ne faisais aucun changement d'eau, je compensais uniquement l'évaporation par de l'eau de pluie.




Ce bac a tourné ainsi pendant huit mois, sans aucun souci, ni désagrément d'aucune sorte, sans aucune perte, jusqu'au mois d'avril de cette année quand mes poissons, les crevettes et les Aselles ont rejoint le bassin à l’extérieur. Mais, et juste avant de partir en bassin, en mars 2012, les poissons ont eu la délicatesse de me remercier en me donnant une descendance nombreuse.

La conclusion de cette expérience est qu'aujourd'hui je vis l'aquariophilie plus sereinement, et grâce à la méthode low-tech de Diana Walstad, je repars sur de nouvelles bases. Mes poissons semblent aussi apprécier et semblent heureux. Quant à mon filtre Eheim d'une capacité de 620l/h, il attend patiemment un repreneur, si vous êtes intéressés, merci de me laisser un message!

Aujourd'hui, ce bac fait l'objet d'une nouvelle expérience, il s'agit de créer un biotope amazonien "eau-noire" et toujours en low-tech, sans aucune filtration, mais cette fois sans plantes purificatrices non plus! C'est fou, non ? C'est en tout cas possible puisqu'il tourne déjà depuis plusieurs mois sans aucun souci, mais ça fera peut-être l'objet d'un autre billet prochainement.

D'ici là, stay in touch!