lundi 22 octobre 2012

Diana Walstad NPT - Aquarium Planté Naturel

Diana Walstad, bac de 188L

Chère Diana, merci de nous consacrer un peu de votre temps pour cette interview et de nous faire partager vos connaissances et votre expérience.
Tout d'abord, parlez-nous un peu de vous. Quel est votre parcours dans le monde des aquariums, combien de temps avez-vous pratiqué ce hobby?


- Je suis née en 1945 dans une famille qui a toujours eu des aquariums et des bassins. Enfant, j'ai eu des grenouilles et des Gambusies, ensuite des gouramis et des guppys. Cependant, j'ai laissé tomber le hobby pendant plusieurs années après une épidémie de Camallanus (ver parasite) dont ont été victimes mes guppys. Je n'ai pas réussi à me débarrasser de ce parasite.

Entre temps j'ai obtenu mon diplôme en microbiologie, et j'ai travaillé dans la recherche comme technicienne dans plusieurs domaines médicaux. En 1988, je me suis de nouveau lancée dans l'aquariophilie. Mais j'avais, cette fois, assez d'expérience dans la recherche, assez de détermination et d'argent pour tenter de nouvelles méthodes et étudier les problèmes de plus près. Par exemple, lorsque le redoutable ver Camallanus a de nouveau infecté mon aquarium, j'ai consulté un vétérinaire pour poissons et j'ai obtenu le médicament et un traitement qui m'ont permis d'éradiquer le parasite.


Votre livre « L' écologie de l'aquarium planté » est l'aboutissement de nombreuses années de travail. Pourriez-vous, s'il vous plaît, nous dire brièvement quelle était votre inspiration initiale et votre objectif relatif à ce projet?

- Croyez-moi, je n'avais pas planifié d'écrire ce livre. Quand en 1988 j'ai décidé d'avoir de nouveau des bacs, j'étais déterminée à maintenir des aquariums plantés. Toutes les tentatives antérieures ayant échouées, j'ai essayé cette fois quelque chose de différent -faire un substrat à base de terreau-. J'ai été inspirée en 1988 par une interview de Dorothy Reimer parue dans un magazine. Elle a décrit comment elle a obtenu une croissance spectaculaire des plantes grâce à l'utilisation du terreau pour fleurs.


Quand j'ai pris l'habitude d'utiliser le terreau, et que j'ai obtenu également une croissance spectaculaire des plantes, je me suis définitivement convertie. J'ai aussi pu observer combien mes poissons se sont plut dans ces bacs, et tout ça avec un minimum d'entretien. En 1991, j'ai soumis un article sur "ma méthode" à un magazine aquariophile. L'article a été simplement ignoré. J'ai alors décidé d'écrire plus d'articles de fond basés sur des informations scientifiques, informations récoltées dans les bibliothèques universitaires. A partir de là, mes articles ont été publiés dans les différentes revues aquariophiles sans aucun problème.


Entre temps, j'ai remarqué que les bibliothèques universitaires recelaient d' informations passionnantes mais ne trouvaient aucune application en aquariophilie. Quand j'ai découvert Robert Wetzel et sa «Limnologie », j'ai su que j'avais trouvé de l'or. J'ai compris que la plupart de ses concepts concernant les lacs et les cours d'eau pourraient également s'appliquer aux aquariums. J'ai été fascinée par ce que j'ai lu dans son livre et par les travaux scientifiques cités. Chaque fois que j'avais du temps libre, je visitais les rayons de biologie et de botanique dans les bibliothèques des trois grandes universités de ma région. Ces bibliothèques merveilleuses ont des trésors, elles recèlent des revues scientifiques sur la chimie de l'eau, les plantes aquatiques, etc.

Bassin de Diana Walstad
J'ai commencé ainsi à regrouper tous les travaux scientifiques en réalisant un Index sur l'écologie aquatique, ce qui m'a permis plus tard d'écrire mon livre. J'ai soigneusement indexé chaque étude suivant un thème donné avant de les classer dans ma datothèque. Par exemple, une étude parlait de chélation des métaux et des acides humiques en rapport avec le fer comme apport en nutriment, tandis qu'une autre étude abordait le même sujet sous l'angle des «pluies acides» et de la réduction de la toxicité des métaux chez les poissons. J'ai indexé les deux études sans la rubrique «chélateur» et «acides humiques». Grâce à mon Index j'ai pu ainsi retrouver rapidement de nombreux articles avec nombre d'informations sur les chélateurs de métaux et sur les acides humiques. L'index fait maintenant plus de 100 pages pour un total de 800 travaux et études que j'ai étudiés et indexés. Sans cet Index, il m'aurait été difficile d'écrire un tel livre sur des thèmes apparemment sans rapport entre eux.

Au bout d'un certain temps, j'ai décidé qu'il était temps de faire une synthèse
dans un livre de tous les articles que j'avais écrits sur des thèmes éparpillées. Cela en valait la peine.

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec votre méthode, pourriez-vous nous faire une description de votre approche et des grands principes régissant les bacs naturels plantés?


- Ma méthode imite les cycles nutritifs présents dans la nature. Elle privilégie l'emploie des plantes pour recycler les déchets des poissons ce qui permet de les garder en bonne santé. En retour, les poissons et le substrat apportent aux plantes les nutriments dont elles ont besoin. Les plantes aquatiques peuvent jouer un rôle important dans l'aquarium. Par exemple, les plantes peuvent tenir les algues en échec, absorber l'ammoniaque toxique, et oxygéner le substrat. La présence des plantes réduit la nécessité des changements d'eau fréquents et les siphonnages du gravier tout en permettant de maintenir les poissons en bonne santé.

De nombreuses pratiques, qui sont pourtant courantes en aquariophilie, comme les nettoyages fréquents, l'utilisation du gravier seul, une aération vigoureuse, etc, ne favorisent pas le développement optimal des plantes. C'est pourquoi, beaucoup d'amateurs ont des problèmes au niveau de la croissance de leurs plantes. Ils ne comprennent pas le rôle de la décomposition dans l'apport des nutriments et du CO2, car ils s'évertuent à garder leurs aquariums trop propres, ce qui n'est pas favorable aux plantes. Ils ne comprennent pas l'importance d'avoir un substrat dans leur bac, et ils essaient de faire pousser des plantes dans un gravier pur. En fait, ils ne comprennent pas l'interaction entre les bactéries, le substrat, les poissons et les plantes.

Utiliser ma méthode sans comprendre les interactions peut conduire à des problèmes. Par exemple, certains amateurs utilisent un substrat dans leurs bacs simplement pour imiter ma méthode. Mais, ils ne comprennent pas la chimie du sol, et mettent une couche de substrat trop épaisse. Les plantes meurent et et les algues prennent le dessus. Ces amateurs ne comprennent pas que le sol est essentiel pour la bonne croissance des plantes, mais une couche de substrat trop épaisse peut devenir fortement anaérobie et tuer les racines des plantes. Ils ne comprennent pas qu'il y a une période temporaire d'instabilité du substrat dans un bac nouvellement installé ce qui justifie les changements d'eau fréquents. Tout cela je l'ai expliqué en détail dans mon livre, mais beaucoup cherchent à imiter ma méthode aveuglément, sans avoir au préalable lu mon livre, et sans chercher à connaître l'écologie d'un aquarium planté.

Bac de grossissement pour Betta

Est-il possible de maintenir un aquarium sans technologie du tout, et qui ne se transforme pas en un marécage au bout d'un ou deux mois?

- Absolument. Il suffit d'observer les rivières et les lacs pour se rendre compte que le marécage n'est pas une fatalité. Cependant, mes bacs ont tous une certaine dose de technologie. Ils ont tous des appareils de chauffage et un fort éclairage artificiel (la lumière près d'une fenêtre n'est pas suffisante). J'ai des filtres ou des aérateurs pour créer un mouvement léger de l'eau. Cela accélère la décomposition et le recyclage des déchets des poissons en éléments nutritifs et en CO2.

Presque tous les aquariophiles utilisent un conditionneur d'eau pour supprimer le chlore de l'eau du robinet avant chaque changement d'eau, même ceux qui essaient d'avoir des aquariums avec une technologie extrêmement faible. Y a-t-il des effets négatifs aussi faibles soient-ils pour un bac équilibré et planté ?


- Je ne le pense pas? Je ne peux pas croire qu'une petite quantité de bisulfite de sodium (si c'est bien ce dont nous parlons) puisse nuire en quoi que ce soit.

Parlons un peu des plantes. Quelles espèces de plantes avez-vous dans votre NPT (Natural Planted Tank)? Quel genre de plantes s'adapte le mieux à ce genre d'aquariums?


- Pour moi les plantes qui poussent bien sur le long terme sont l'Echinodorus bleheri, l'Echinodorus major, l'Echinodorus tenellus, l'Echinodorus "Ozelot", la Sagittaria subulata, et la Sagittaria graminées pour une croissance rapide . Je pense que pour les grands bacs l'
Echinodorus amazonicus est d'une grande aide pour prévenir les algues. L'Anubias nana, la Cryptocoryne wendtii, la Cryptocoryne balansaea, et la mousse de Java prennent plus de temps pour s'acclimater, mais une fois en place, elles poussent bien. Les meilleures plantes flottantes ont été pour moi la Ceratopteris thalictroïdes et la Limnobium laevigatum. Les plantes avec des tiges comme la Bacopa rotundifolia et la Rotala monnieri m'ont toujours donné entière satisfaction.

Les plantes aquatiques les plus courantes fonctionneront très bien dans un bac naturel planté, cependant, les plantes avec des tiges, qui ne peuvent utiliser les bicarbonates, iront bien au début. Par exemple, la Rotala macrandra sera très belle pendant 6 à 12 mois après l'installation du bac, mais ensuite elle va s'affaiblir lentement. Lorsque le substrat libère de moins en moins de CO2 et de nutriments dans l'eau, certaines espèces ne peuvent rivaliser avec des plantes plus robustes.

Fait intéressant, j'ai été en mesure de garder des espèces exigeantes, mais seulement si elles sont placées seules et non avec des espèces plus robustes. Ainsi, dans mes deux bacs DSM (Méthode de démarrage à sec), j'ai gardé les plantes gazonnantes pendant plus d'un an. La Hemianthus callitrichoides et Glossostigma elatinoides ont disparu, mais l'Eleocharis acicularis, Marsilea quadrifolia, et l'Hemianthus micranthemoides se portent encore très bien. Je n'aurais jamais été capable de maintenir ces 3 espèces végétales dans un bac d'ensemble où elles auraient dû subir la concurrence de plantes plus robustes.
Je pense que les amateurs doivent expérimenter par eux-mêmes les espèces de plantes qui fonctionnent le mieux chez eux.


Que pensez-vous de ces très beaux bacs d'exposition ("école japonaise") qui ne sont pas faits pour durer mais pour être défaits immédiatement après les expositions, et dès que les photos ont été prises ?

- Je ne savais pas que ces bacs sont défaits après l'exposition. Il est facile de mettre en place des bacs plantés mais les garder ainsi est une autre affaire. Les Expositions d'aquascaping incitent les amateurs à vouloir maintenir des plantes, ce n'est pas si mal. Certains de ces personnes finissent par se lasser de tout ce travail de maintenance, ils achètent mon livre et débutent un bac naturel planté NTP.

Beaucoup de débutants n'ont aucune idée par où commencer quand il se lancent dans les bacs plantés et l'aquascaping. Quels conseils donneriez-vous à un débutant pour la création de son premier aquarium planté? Quelle sont les bases pour créer un bac planté sain et pour avoir des poissons heureux?


- Je pense qu'ils pourraient commencer par la lecture de mon article, » Petit bac pour crevettes domestiques ». Les débutants pourraient commencer avec un petit aquarium peu coûteux. Avec un petit bac et des crevettes, ils peuvent apprendre à travailler avec le substrat (ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît). Ils n'auront pas à se confronter aux maladies des poissons, ce qui arrive très souvent quand on débute en aquariophilie. Ils apprendront quelles sont les plantes qui donne le meilleur résultat avec leur substrat, leur éclairage, et les paramètres de leur eau. Si le petit bac réussit, ils auront une réserve de plantes acclimatées qu'ils pourront utiliser dans un bac plus grand.

La base pour la création d'un bac planté sain avec des poissons heureux, ce sont de bonnes conditions pour la croissance des plantes ce qui permet d'éviter les maladies. C'est un grand défi pour un débutant. Un petit bac à crevettes est un bon moyen pour commencer.

Bacs pour crevettes
Quel est l'objectif principal de votre livre? Que pensez-vous que les lecteurs vont en tirer?

- J'espère que les amateurs apprendront à apprécier les plantes non pas comme un simple décor ou un outil d'aquascaping, qu'ils apprendront à utiliser les plantes pour avoir des aquariums en bonne santé avec moins d'effort et d'argent.

Bon nombre des concepts reproduits dans les bacs naturellement plantés sont tirés de l'observation de la nature. Par conséquent, la maintenance d'un aquarium a trait à la biologie, à la chimie des substrats, et aux sciences naturelles. J'ai trouvé cette intégration extrêmement intéressante. Si j'ai trouvé ça intéressant personnellement, je pense qu'il doit y avoir d'autres personnes, comme moi, qui seraient également intéressées. Heureusement, cela s'est avéré être le cas.

La plupart de vos lecteurs sont des amateurs plus instruits, avec des diplômes universitaires en sciences naturelles. Mais je suis sûr que vous êtes au courant qu'il y en a d'autres qui considèrent que la lecture de votre livre est ardue. Envisagez-vous de publier quelque chose pour les plus jeunes et pour ceux moins qualifiés en chimie et en biologie?


- Non, il y a sur les aquariums plantés et les plantes aquatiques toutes sortes de livres pour « bébés » . Je n'ai aucun intérêt à écrire un livre de ce genre (je laisse ce champ largement ouvert aux personnes qui aiment expliquer ma méthode à des amateurs moins sophistiqués).

Je veux que mon livre devienne un ouvrage de référence à long terme pour des amateurs consciencieux, des biologistes et d'autres plus académiques. De cette façon, ils seront en mesure de résister à la commercialisation continue de l'aquariophilie et toutes les méthodes stupides basées sur une sagesse dite "conventionnelle".

Il est triste de constater que pendant des décennies tous ces renseignements scientifiques fondamentaux exposés dans mon livre n'étaient pas disponibles aux amateurs. Bien sûr, il y a beaucoup plus d'argent à se faire en vendant des gadgets, des engrais, etc, que dans la promotion des systèmes naturels.

Merci beaucoup Mme Walstad, ça a été un plaisir et un privilège!

- Mais, je vous en prie!



Pour terminer, souhaiteriez-vous ajouter quelque chose ?

- Effectivement, merci de me le suggérer. Sur le site où se trouve mon livre il y a trois articles à télécharger librement, dont celui qui traite de l'installation d'un petit bac à crevettes.
Même si cet article est accessible aux débutants, il aborde également la mise en place d'un bac avec ma méthode "installation à sec", ceci pourrait intéresser les amateurs plus avancés.

Le livre « La gestion de la Mycobactériose » traite principalement de la maladie des poissons tropicaux, la tuberculose. L'article contient des informations importantes sur la prévention et la gestion de la mycobactériose et d'autres maladies des poissons. Même les débutants devraient jeter un œil rapide, car ils se retrouvent souvent avec des poissons malades et finissent par se décourager. Rien ne décourage autant que d'assister, impuissant, à la maladie de ses poissons et à leur mort.



Lien vers le livre de Diana Walstad:
http://www.atlasbooks.com/marktplc/00388.htm

15 commentaires:

  1. Bonjour,
    Le livre n'a pas été traduit en français ?
    Merci d'avance!

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    1. Bonjour,

      Non, le livre n'est pas traduit en français, mais, même en anglais, il reste suffisamment compréhensible, puis c'est une occasion de s'y remettre...

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  2. Bonjour,
    Finalement elle utilise des chauffages et meme des filtres dans certain cas.

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    1. Bonjour,

      Comme c'est dit sur la page "Méthode" D.Walstad préconise l'emploi d'une pompe de brassage de faible capacité surtout pour les bacs plus grands, ceci pour favoriser l’homogénéisation de la t° et des nutriments pour les plantes. Il s'agit d'un petit filtre intérieur muni d'une simple mousse. Elle n'utilise pas de filtres surpuissants dits "biologiques" qui sont, eux, pas très utiles dans un bac planté et peuvent être carrément néfastes.

      Pour le chauffage, c'est la même chose, elle les utilisent et ne dit pas qu'un thermoplongeur n'est pas nécessaire du tout. La T° de ses bacs varie entre 22 et 29° suivant la saison, en fait elle ne maintient pas ses poissons à une T° constante comme c'est souvent préconisé dans les bouquins aquario. Comme c'est dit sur le blog, ça dépend de la population de son aquarium et de la T° de la pièce en hiver.

      Après il faut différencier la méthode Walstad de ma propre expérience dont je parle sur ce blog. D'une manière générale, je pense qu'un aquarium n'a pas besoin de brassage ni de chauffage, mais, comme je le dis un peu partout, c'est fonction de la taille du bac, de sa population, et d'autres paramètres.

      La méthode low-tech n'est pas une idéologie rigide, il y a quelques règles de base après il faut composer. Chacun doit adapter la méthode low-tech à ses paramètres particuliers, ce qui va pour un bac ne va pas aller pour un autre, encore une fois, ça dépend d'une foule de paramètres spécifiques à chacun.

      Amicalement
      Dani



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    2. Merci Dani pour ta réponse. Il est vrai que j'ai posté sans avoir tout lu, maintenant c'est fait!
      Le seul point noir pour moi est le sol "terreau de base", je ne vois pas de quoi est composé ce sol. Un sol du commerce pour aquariophilie pourrai suffire?
      Au passage sympa ton blog.

      Cordialement

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    3. Il s'agit d'un terreau naturel sans engrais, mais comme il est de plus en plus difficile d'en trouver, quelques poignées d'un compost pour bassin sous le sable va tout aussi bien. Tout dépend du type de bac que tu veux et quelles plantes tu souhaites y mettre. Avec des plantes simples 100% aquatiques un simple substrat à base de sable de Loire peut suffire. Pour des plantes à racines plus gourmandes en nutriments un substrat plus riche est mieux. Il faut commencer par choisir les plantes, c'est seulement après qu'il faut décider s'il est vraiment nécessaire de faire un substrat avec du compost ou pas.
      Dani

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  3. Merci pour les précisions Dani.

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  4. Bonjour,

    Depuis quelques mois, j'ai afin décidé de donner vie à mon 54l qui trainait dans un coin, oublié... Mais après avoir passé des jours voir des nuits entière sur internet pour finalement sombrer dans les eaux froides et sombre de certain forum d'aquariophilie "conventionnelle" et parfois à la limite de la dictature, mon âme de grand enfant s'est vite envolé de peur en voyant toute cette technologie et le fric qui va avec pour pouvoir maintenir en vie "artificielle" ne serai-ce qu'un pauvre petit 54l... Je me suis alors posé un moment et j'ai réfléchi(ça aide parfois.... si si!!) je me suis alors souvenu de ces mares, ruisseaux et rivières que j'adorais explorer en long et en large pendant des heures étant petit... De toutes ces plantes, animaux et micro-bestioles qui les peuplaient... Et de cette eau, si limpide... mais je ne me souvenais pas avoir vu un quelconque immonde bac noir rempli de mousse bleu et autre artifice dans ceux-ci... Tout simplement parce que la nature fait bien les choses, toute seule! Je suis donc retourné sur internet en cherchant "aquarium sans filtre".... Après quelques clic, je suis tombé sur un article de blog parlant d'une certaine "méthode Walstad" dont j'ignorais l'existence jusqu'à aujourd'hui, et une fois l'article fini, j'eu l'impression d'avoir enfin trouvé mon "Saint-grâl"... J'ai donc orienté mes recherches afin dans savoir plus sur cette fabuleuse(et pourtant tellement logique...) méthode, tout en dépoussièrent mes anciens cours de "SVT" et biologie en tout genre(étant paysagiste...) et à chaque fois qu'un article m'interpelai, je me retrouvai souvent dans le même blog... j'ai donc fini par le dévorer de A à Z avec un plaisir sans fin... Et ce blog, il s'appel: "L'aquariophilie simplement"... grâce à lui j'ai retrouvé mon âme d'enfant( et bizarrement pris du plaisir à relire mes cours par la même occasion...), car il m'a fait découvrir une aquariophilie naturelle, chaleureuse, sans fioritures ni OGM... L'Aquariophilie... Simplement.

    Merci Dani

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    1. Merci Martin et bienvenue !

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    2. Merci!

      J'ai d'ailleurs une petite question à te poser: dans mon bac de 54l, il y a un filtre "mini-biobox" avec pompe et chauffage intégrés... je pensai enlever les petites "box"(fameuses arnaque commercial...) de mousse bleu et céramique pour ne mettre qu'un peut de perlon et brider ma pompe pour n'en faire qu'une simple pompe de brassage, je laisserai le chauffage à l'intérieur(situé avant la pompe pour une meilleure homogénéité de la température du bac) car il ne fait pas très chaud chez moi... Pense tu que la mousse de perlon aurai un effet néfaste pour les plantes et la population du bac? Est ce un simple filtre mecanique ou joue elle un rôle biologique?
      Merci d'avance!

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    3. Un peu de perlon suffit amplement, et ne gênera en rien la pousse des plantes, c'est la mousse qui piège l'ammonium et fabrique les nitrates.

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    4. Ok merci bien pour ta réponse! Le bac devrait être en route le weekend prochain ducoup! À bientot(pour d'autres question sûrement...)!

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  5. bonjour
    peut on remplacer un bulleur a la place d'une pompe de brassage ?
    j'ai l'impression que le courant d'un filtre ou d'une pompe donne des algues a certaines de mes plantes (algues qui apparaissent dans le sens du courant...!)

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  6. c'est pour un 260L

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  7. Bonjour,

    Normalement vaut mieux avoir une pompe de brassage plutôt qu'un bulleur, car l'oxygène dissout plus vite le précieux CO2 dont les plantes ont besoin. Après on fait comme on peut, moi j'ai eu un bulleur dans mon 200l sans aucun problème pour les plantes, après plusieurs mois je l'ai remplacé par une petite pompe de brassage.

    Pour les algues, ça peut venir d'ailleurs aussi, l'éclairage, l'eau, les nitrates si il y en a.

    Dani

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