lundi 10 novembre 2014

Une belle américaine, peu exigeante, pour se faire la main!

Pour ceux qui ne souhaitent pas se prendre la tête sur le choix des plantes, en voilà une qui est idéale pour eux.

C'est la Sagittaria subulata d'origine américaine, elle a des feuilles rubanées de 5mm de largeur et jusqu'à 50 cm de longueur. Elle est si facile qu'elle peut en devenir envahissante si on ne la contient pas régulièrement.

Jeunes pieds de Sagittaria subulata
Elle pousse pratiquement dans n'importe quelles conditions, eau douce ou dure, lumière forte ou faible, substrat avec terreau ou sans. Dans mon bac elle pousse sans engrais, ni ajout de CO2,  même sous les racines sans lumière directe du tout.
On peut la garder à vie grâce à ses nombreux stolons qui se propagent sans cesse, et ses nombreuses racines permettent le maintien d'un substrat sain et oxygéné évitant ainsi le colmatage du sol. C'est simple, avec 4 ou 5 pieds, et au bout de quelques mois, elle recouvre toute la surface disponible, elle est économique mais très prolifique.

Lors de plantation, il ne faut pas enfouir le collet de la plante qui, dans ce cas, dépérit rapidement. De plus, deux à trois fois par an, il faut supprimer les pieds anciens pour laisser suffisamment d'oxygène et d'espace aux jeunes stolons. Ce sont là ses deux seuls points négatifs ou contraignants.

Pieds anciens de Sagittaria subulata
Au début de son installation il lui faut un à deux mois pour qu'elle s'acclimate correctement, ensuite elle ne s'arrête plus. L'intensité lumineuse influence sa taille, si la lumière est plutôt faible elle aura tendance à faire de longues feuilles, à contrario, si la lumière est très intense ses rubans seront plus courts. Dans les grands bacs elle sera bien en avant plan, dans les petits bacs elle pourra être placée au milieu ou en arrière-plan.
Dans le bac, ci-contre, les pieds anciens de Sagittaria subulata atteignent 37 cm de longueur. Il faudra que je plonge mes mains pour faire un peu de jardinage, c'est une véritable jungle là-dedans, et les Corydoras n'aiment pas vraiment.


Subulata en bassin
Elle supporte de grandes variations de température, selon les bouquins, de 15° à 30°. Elle est utilisée dans les bacs à Discus qui ont besoin d'une température élevée. 
Dans mon bassin, ci-contre, elle se trouve à une température de 12°, pour le moment elle semble s'y plaire. Je verrai l'année prochaine si elle aura supporté les températures plus basses de l'hiver. 


Pour la petite histoire:

Subulata en godet
On trouve dans les boutiques aqurio une plante vendue sous la dénomination "Echinodorus Tenellus" mais qui ressemble étrangement à celle sur la photo ci-contre. En fait il ne s'agit pas de la Tenellus mais bien de la subulata. A l'évidence, la Sagittaria subulata a été vendue durant des décennies sous une fausse dénomination, il faut donc faire attention à ne pas les confondre.

Le feuillage de la tenellus est plus court et beaucoup plus fin, les feuilles se terminent en pointe, c'est une plantes gazonnante qui peut être taillée, contrairement à la subulata. Mais la vraie Echinodorus tenellus est très rare dans les magasins aquario, mais on peut la trouver sur le net plus facilement. Histoire de bien voir la différence voici une vidéo de la tenellus

Voilà, je pense que c'est une super américaine, généreuse,  endurante, peu exigeante, elle est accessible aux novices, mais reste très prisée par les plus expérimentés!

Stay in touch!

dimanche 21 septembre 2014

Des îles flottantes dans nos aquariums!

Voilà une flottante qui demande à être observée de plus près.

Il s'agit de la Riccia fluitans. Elle est constituée d'un enchevêtrement de filaments qui forment une touffe de 3 à 4 cm d'épaisseur sous la surface, il s'agit d'un labyrinthe impénétrable de brindilles d'un beau vert tendre.

Il parait qu'on la trouve partout sur le globe terrestre, personnellement j'en ai jamais vu dans nos cours d'eau de par chez nous. J'ai dans l'idée que cette plante vient d'Asie, mais il s'agit là d'un avis tout personnel...

Riccia fluitans vue de dessous

Parait aussi qu'il lui faut du CO2.  Dans mon bac, elle se porte très bien et envahit presque toute la surface, ceci sans aucun ajout artificiel de quoi que ce soit. A plusieurs reprises j'ai dû trancher dans le vif, la couper avec une paire de ciseaux,  pour contenir sa croissance.


Ses qualités:
  • Elle est facile à maintenir, na fait pas la différence entre une eau dure ou douce, chaude ou froide.
  • C'est un véritable garde-manger, elle abrite une micro-faune riche et comestible par les alevins. Ça doit être vrai vu que je ne nourris pas les poissons nouvellement nés, d'ailleurs, on voit sur la photo, ci-dessus, un alevin très intéressé par cette jungle.
  • Elle est aussi un bon refuge pour les alevins qui y trouvent de bonnes cachettes en cas de stress.
  • Les crevettes aiment la brouter, elles y trouvent des organismes unicellulaires à manger.
  • Elle permet de tamiser la lumière, les poissons n'en sont que plus beaux et se sentent rassurés.
  • Les Labyrintidés y construisent leur nid.
  • D'autres pondent leurs œufs dedans. 
Ses défauts:
  • Elle se couvre volontiers d'algues sur sa partie supérieure, mais est-ce vraiment un point négatif? En  fait, dans un aquarium naturel, c'est un plus!
La Riccia vue de dessus, recouverte d'algues
Je n'arrête pas de dire et répéter que les plantes flottantes ont un rôle primordial dans un aquarium naturel, et celle-ci devrait avoir une place de choix.

Quel spectacle que de voir un couple se frayer un chemin dans cette jungle pour aller faire leur affaire en toute discrétion. La première fois, j'ai bien cru qu'ils n'allaient jamais arriver à en ressortir vivants.

Le mâle s’engouffre le premier en "jouant des coudes", une fois le chemin balisé, la femelle suit. Au bout d'une minute, ils ressortent par le même chemin, mais en sens inverse. A leur sortie ils donnent l'impression d'avoir accompli un exploit, semblent fières et bombent le torse ou le ventre, se pavanent tel un paon!

Est sexy la riccia!
Bref, c'est une bien belle plante qui mériterait une place de choix dans n'importe quel aquarium naturel.

J'ai autre chose à dire sur cette plante, mais ce sera pour une prochaine fois, d'ici là..

Stay in touch!
Dani

samedi 21 juin 2014

Le premier aquarium naturel de Pascal!

Pascal, un aquariophile de Chalon sur Saône, est tombé dans l'aquariophilie il y a un an déjà. Son eau de conduite étant très dure, il a naturellement opté pour un bac de type Tanganyika. Cet aquarium de 200 litres, peuplé de Néolamprologus Multifaciatus, de Néolamprologus Brichardi, de Julidochromis Transcriptus et d'Ancistrus, de Lamprologus leleupi, tourne toujours actuellement mais avec un filtre d'une capacité de 1200l/h, rien que ça!

Il a toujours eu envie d'avoir un bac densément planté, mais jusqu'à présent il a été freiné par la dureté de son eau -21d°GH- et par la corvée de faire de l'eau osmosée. C'est suite à la découverte de la méthode des bacs dits «naturels» ou «low-tech» qu'il a décidé de se lancer dans la réalisation d'un aquarium planté.

 - Pour son problème d'eau dure, il a résolu ce problème en mélangeant son eau de conduite avec de l'eau en bouteille beaucoup plus douce. De plus, et se basant sur la méthode naturelle, ses changements d'eau seront considérablement réduits et espacés, c'est aussi un problème en moins.
- Pour son idée d'avoir une végétation luxuriante, dans un premier temps il a pensé à faire un substrat à base de terreau suivant la méthode Walstad, mais ne pouvant en trouver un de naturel, il a finalement opté pour un compost aquatique pour bassin, qu'il a recouvert ensuite d'une couche de gravier, ce qui est tout aussi bien.

Le premier aquarium naturel de Pascal.

Son bac fonctionne sans filtration, ni mécanique, ni biologique, une simple turbine de 300l/h bridée à 95//h assure l'homogénéisation de la température et des nutriments pour les plantes. Il n'y a pas, non plus, de chauffage, la température ambiante suffit. 

Pour avoir tous les renseignements sur son installation, je vous invite à visiter la page de Pascal sur le site de l'Association Chalonnaise d'Aquariophilie, vous aurez une description détaillée de son projet avec des dizaines de photos à l'appui, vous pourrez même lui poser des questions et laisser des commentaires.


Enfin, je profite de cette occasion pour rappeler quelques principes de bases sur les bacs low-tech:
  • Les plantes consomment les matières azotées directement sous forme d'ammonium, puis éventuellement les nitrites, pas les nitrates. (voir l'article en question) Une filtration artificielle est donc superflue, voire néfaste!
  • Dans un bac sans filtration, le taux de nitrates est indécelable durant des années, ainsi les changements d'eau fréquents ne sont plus nécessaires, quelle économie et quel gain de temps!
  • Un bac peuplé peut tourner avec seulement de la Cératophyllum et des lentilles d'eau!
  • Il est possible de purifier l'eau usée d'un aquarium dans le but de la réutiliser en la mettant dans un récipient quelconque placé au soleil et en utilisant pendant deux à trois semaines les plantes citées ci- dessus!


Voilà, j'espère que Pascal sera entièrement satisfait de son nouvel aquarium et qu'il se prépare déjà pour la prochaine étape....mais je n'en dirai pas plus pour le moment, je laisse planer le suspens!

Aquatiquement vôtre!

Dani

mercredi 26 mars 2014

Ma petite Amazonie, suite et fin!

Cela va faire deux ans maintenant que j'ai commencé l'aventure avec la création d'un bac sans filtration de type amazonien. Avant de passer à autre chose il est temps de faire une petite rétrospective en images de ma modeste expérience.

Ci-dessous, voici mon bac de 200lt environ "eau noire" à ses débuts. Il n'y avait aucune plante à racines, seulement des plantes flottantes. Aucun système de filtration à part un simple exhausteur pour la circulation de l'eau. Le décor était composé de racines et de feuilles mortes, catappa, chêne et noisetier. Sous le sable de Loire j'ai mis une couche de tourbe dans le but de faire baisser encore le PH.

Début de ma petite Amazonie 'eau noire'
Question filtration: cet aquarium n'a aucun système de filtration mécanique ou biologique surpuissant. J'ai bien essayé plusieurs petites pompes de brassage de 300l/h, mais encore trop puissantes, j'ai finalement opté pour un petit exhausteur à air destiné aux aquariums de 40/50l, ceci pour créer un léger mouvement de l'eau et pour faciliter l'oxygénation des couches profondes. J'ai également essayé de me passer de tout brassage mais cela a provoqué la prolifération de cette épaisse couche gluante appelée biofilm. Ceci est dû aux dimensions spécifiques de ce bac -65cm de haut- qui ne permettent pas une oxygénation optimale d'où l'apparition de ce biofilm. Je sais bien que l'oxygénation mécanique fait monter le PH, mais je pense qu'il reste suffisamment de CO2 pour la bonne pousse des plantes comme on le voit sur les images plus bas.


Question Eau: J'ai fait descendre le PH de 8 à 6 grâce à un mélange de Volcania et d'eau de pluie. Ensuite, je compensais régulièrement l'évaporation par de l'eau de pluie et je faisais seulement deux changements d'eau par an.

Question population: 6 Gracilis ou Néon roses (Hemigrammus erythrozonus), 10 Corydoras Habrosus et 6 Otocinclus. Peu après j'ai introduit un couple de Ramirezi (Mikrogeophagus ramirezi), et enfin, 10 Cardinalis (Paracheirodon axelrodi)


Question plantes: plusieurs mois après j'ai eu envie d'y mettre des plantes. J'ai ainsi planté 3 ou 4 pieds de Vallisneria gigantea et une dizaine de pieds de Sagittaria subulata. J'ai enlevé les feuilles mortes du bac et ai arrêté d'en mettre de nouvelles. J'ai fait un changement d'eau pour remplacer l'eau noire par une eau de pluie plus claire. Sur une des racines qui perçait la surface restait un vieux filament séché de mousse de Java qui s'est finalement développé et que je n'ai pas voulu enlever. Aujourd’hui ce filament s'est transformé en une superbe mousse qui recouvre tout et sans aucune algue.

Ajout de quelques plantes
Pour les plantes flottantes, j'ai rajouté des Limnobium qui prospèrent et qui fleurissent, des Phyllanthus fluitans, aussi un spécimen de Pistia naine.

Limnobium en fleur
J'ai maintenu cette petite Pistia durant deux ans à l’extérieur en plein soleil sans grand succès, elle vivotait.  Mais ce bac semble lui convenir puisqu'elle ne s'est jamais aussi bien portée. En l'espace d'un mois seulement elle a fait une dizaine de stolons. Ses racines plongeantes sont tout aussi magnifiques à observer que celles de sa sœur plus grande, en voici une vue de dessous. Elle est idéale pour les petits bacs.


Question nourriture: Je nourris mes poissons principalement avec de la nourriture vivante 3/4 jours par semaine (artémias,  vers de vase, tubifex, larves de moustiques, daphnies et vers blancs) et le reste du temps avec des artémias congelées. Ci-dessus distribution de tubifex, les poissons n'ont pas compris qu'il y avait dans la mangeoire à manger. J'ai dû, par la suite, libérer les tubifex directement dans l'aquarium. Les Ramirezi ont finalement compris qu'il s'agissait là de nourriture et se sont jetés sur les vers une fois lâchés dans le bacs et tombés au fond.

Distribution de Tubifex

M. Rami mangeant les Tubifex au sol.


Pour les poissons de fond, je donne des pastilles de temps en temps, quand j'y pense, et pour les Otocinclus des rondelles de légumes pochées. 

Distribution de courgettes pochées pour les Otocinclus
Ci-dessous des vues de mon bac au jour d'aujourd'hui. Les gigantea se multiplient, font des stolons un peu partout, la subulata pousse même sous les racines où il n'y a aucune luminosité.

Ma petite jungle amazonienne

Je dois, bon gré mal gré, plonger mes mains dans le bac pour arracher les stolons qui envahissent tout l'espace disponible. La végétation explose!

La gigantea et la Sagittaria subulata se propagent rapidement

Remarques,  dans ce bac "naturel" sans filtration, les Mélanoïdes ne sont jamais montés à la surface, c'est simple, je ne les vois jamais sauf lorsqu'il viennent se nourrir sur le sable à la recherche de déchets organiques.  Dans mes précédents bacs "traditionnels" les Mélanoïdes montaient à la surface chaque soir après extinction des lumières.

Question température: je ne chauffe pas le bac, il est à t° ambiante, entre 20 et 22° durant l'hiver, 26/28° durant l'été. 

Enfin, je ne mélangerai plus jamais des Rami ou des Cichlidés nains avec des Characidés. Les Ramirezi sont des poissons magnifiques et intéressants, faciles, à la seule condition que les couples se soient formés naturellement et qu'ils ne soient pas mis en concurrence pour la nourriture avec des poissons beaucoup plus rapides qu'eux. D'ailleurs, j'ai perdu Mme Rami car exténuée des assauts répétés du mâle qu'elle n'avait pas choisi. Dorénavant je m'oriente vers une maintenance spécifique au détriment d'un bac d'ensemble, je pense que les poissons seront beaucoup mieux surtout dans un espace plus ou moins réduit.

Je laisse ces poissons aller à leur terme naturellement, après je ferai un bac d'une tout autre nature, mais ceci est une autre histoire.

Stay in touch!

mardi 4 mars 2014

Micro-poisson pour un méga-plaisir des yeux!

Voilà un mini-poisson facile à maintenir dans un petit aquarium. Il s'agit du Danio Erythromicron. Comme son nom l'indique, c'est un micro-poisson qui ne dépasse les 2cm à l'âge adulte, qui se contente de l'eau de conduite, d'un petit espace, et qui se reproduit très bien en captivité. 

D. Erythromicron
Il vient du lac Inlé au Myanmar. Ce lac est connu pour ses îles constituées d'un enchevêtrement de plantes flottantes, les habitants y construisent leurs maisons sur des pilotis. L'eau est claire, peu profonde et lente, la végétation dense est composée, entre autres, d' Élodées et de Cératophyllum. Je passe sur sa description, la photo, ci-contre, parle d'elle même. Les femelles sont, comme souvent chez les poissons, légèrement plus pâles et ont un ventre plus rebondi. C'est un poisson timide qui se cache dès qu'il aperçoit du mouvement devant l'aquarium. Il n'en reste pas moins très actif et très sauvage. Il se déplace à la vitesse de la lumière, en revanche, lorsqu'il est à l'affût il reste immobile comme ces insectes lorsqu'ils butinent le pollen d'une fleur. Les mâles se cherchent et se coursent sans relâche dans le but de dominer le groupe. On peut réussir à l'observer si on ne bouge plus une fois installé devant le bac. C'est un goinfre jamais rassasié, malgré sa petite taille, c'est un prédateur redoutable, il est toujours en mouvement à la recherche de la moindre proie vivante. J'ai beau les nourrir copieusement plusieurs fois par jour, j'ai jamais constaté des ventres dilatés prêts à exploser. Ont des ventres tels un puits sans fond!

Erythro. qui daignent se montrer
On peut maintenir 6 individus dans un aquarium à partir d'une quarantaine de litres. Chez moi, ils vivent dans un bac de 55l très planté, avec une végétation dense composée d’Élodée, de mousse de Java, de Cératoptéris cornuta, d'Hygrophila difformis et beaucoup de plantes flottantes. La végétation doit leur permettre de trouver des cachettes à cause de leur caractère timide, plus le bac sera planté, plus ils oseront se montrer.  En ce qui concerne les paramètres de l'eau, il leur faut une eau dure, d'un PH compris entre 7 et 8, l'eau du robinet fera l'affaire si non chlorée et sans nitrates. Étant donné qu'ils n'aiment pas une eau acide, il faudra éviter les feuilles mortes et les racines, sauf si bouillies auparavant.  Je pense aussi qu'il vaut mieux ne pas les mélanger avec d'autres poissons à cause de leur caractère timide dû à leur petite taille. Ils ne sont pas à mettre dans un grand bac d'ensemble, si non ils risquent de devenir la proie de poissons plus gros et plus agressifs. Aussi, il ne faut pas les mélanger avec des Danio Margaritatus avec lesquels ils risquent de se reproduire et donner naissance à des spécimens hybrides. 

Des Erythromicron flous!
Personnellement, je les maintiens à une température ambiante de 19/20°, dans un bac sans filtration et sans  aucun mouvement de l'eau. Soit dit en passant, aucune trace d'un film ou biofilm quelconque à la surface. En fait, ils n'aiment pas le courant puisqu'ils proviennent d'un lac à eau lente, voire stagnante, et, comme ils polluent très peu, aucun filtre n'est nécessaire, les plantes suffisent à maintenir leur habitat sain. Je ne fais pas de changements d'eau non plus, je compense simplement l'évaporation avec de l'eau du robinet vieillie,  pour ce faire j'ai toujours un seau d'eau de conduite préparée à l'avance que je laisse vieillir à l'extérieur. De temps en temps, quand j'y pense, je vérifie simplement les paramètres, pour l'instant tout va pour le mieux. Je ferai un changement d'eau partiel une à deux fois par an.

C'est un poisson qui se reproduit tout au long de l'année à une t° de 19/20°. Une quinzaine de jours après leur introduction dans le bac, ils s'étaient déjà reproduits, et ça continue. J'ai ainsi, aujourd'hui, des poissons de différentes tailles. Parait-il qu'ils auraient tendance à manger leur ponte, mais ce n'est pas plus mal, dans le cas contraire, le bac deviendrait rapidement trop petit.

Nourrissage avec des artémias
Question nourriture, je leur donne une nourriture variée, paillettes finement écrasées pour les alevins, artémias congelées, deux à trois jours par semaine des Tubifex vivants, des Daphnies et Artémias vivantes, des vers de vase et larves de moustiques aussi gros qu'eux. Je pense vraiment que la nourriture vivante leur est indispensable, comme je le disais, ce sont des prédateurs voraces, cela permet de maintenir leur instinct de chasseur en éveil tout en freinant leur appétit envers leur propre ponte. De plus, c'est un réel plaisir de les voir se jeter sur leurs victimes, ils scrutent le moindre interstice, la moindre cachette à la recherche de proies, faut voir comment ils s'acharnent à déchiqueter des vers deux fois plus longs qu'eux! Heureusement que ce sont des poissons de petite taille, s'ils avaient la taille d'un Discus, il n’hésiteraient pas à "bouffer" la main qui le nourrit! 

Bref, c'est un micro-poisson extrêmement sympathique, facile, accessible à tous, ayant beaucoup de qualités et de minimes exigences. A adopter par tous ceux qui souhaitent admirer un poisson à l'instinct meurtrier et qui ne peuvent s'offrir le luxe d'avoir des Piranhas dans leur salon.

Bon, je l'avoue, j'ai un peu exagéré.... mais pas tellement en fin de compte.

Stay in touch!