mardi 22 novembre 2016

R.I.P.


Et oui, comme disait le fameux Lamartine, "tout lasse, tout passe, tout casse". 😂

Ainsi je vous annonce la fin de mon aquarium amazonien de 220l. Depuis mars de cette année ce bac n'est plus. En effet, j'ai décidé, à contre-coeur, de m'en débarasser ceci dans le but de gagner de la place. Même si le litrage n'était pas si important que ça il était tout de même imposant dans la pièce.

Depuis 2011, date à laquelle je suis passé à l'aquariophilie naturelle et low-tech, ce bac à eu plusieurs vies. Sans faire trop de blabla je vais simplement rappeler, dans les grandes lignes, quelques caractéristiques de ce bac.

Au départ c'était un bac de type asiatique, très planté, et peuplé de Tanichthys albonubes, de crevettes et d'Aselles.

Puis je l'ai transformé en "hard tank", en bac de type amazonien eau noire avec beaucoup de racines et des plantes flottantes principalement.
Plus tard j'ai quand même introduit des plantes et cet aquarium a fini par ressembler à une jungle.

Il n'a jamais eu de filtration, au début simplement un exhausteur à air, plus tard une petite pompe de brassage pour nano-cube, pas de changements d'eau non plus.
Il a été rempli avec de l'eau de Volcania au début, par la suite uniquement avec de l'eau de pluie, de temps en temps et pour compenser l'évaporatioin j'ai utilisé un peu d'eau de robinet histoire de rajouter des sels minéraux. L'eau était donc très douce et acide.
Le chauffage était réglé à 20°, autant dire qu'il ne s'allumait que rarement.

Bref, assez de blabla, voici quelques photos de ses derniers jours de mars 2016, histoire de montrer à quoi il ressemblait à la fin de sa vie:

Mince, juste au moment où l'Echinodorus tenellus commençait à prendre ses aises
Les Cardinalis pètent le feu même à 20°
Ca pousse, la mousse de Java s'étend, s'étend...
Les Otocinclus affinis non plus ne grelottent pas.
Le Rami aussi se porte très bien.
Une petite fleur de ¨Limnobïum
Belle bande de gai-lurons.
Ca sent la fin...




The End
Je vous rassure, les poissons se portent très bien, ils ont rejoint un bac plus grand aussi de type amazonien.

Pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur l'évolution de ce bac tout au long de ces années il y a dans les articles précédents, dans cette même rubrique, d'autres informations plus détaillées.

Epitaphe:

Cet aquarium a donné naturellement et simplement beaucoup de plaisir à son propriétaire et à ses amis, par sa simplicité, sa santé, sa luxuriance et la gaïté qui émanait de lui. 
Il restera à jamais gravé dans nos mémoires. Snif!

Alors, et pour finir, et même si effectivement tout passe et tout casse, il n'y a pas de fin ultime pour autant. Dans l'univers rien ne se perd à jamais, rien ne se crée non plus, tout se combine, se transforme et tout se recompose, c'est donc naturellement qu'un nouveau bac, plus petit, remplacera l'ancien ce qui fera l'objet d'un prochain article, d'ici là...😛

Stay in touch et see ya!

mardi 6 septembre 2016

Sortez vos tondeuses!

On m'a souvent contacté pour me demander s'il existait une plante gazonnante pour aquarium low-tech, une qui ne nécessite pas de diffusion de Co2, ni de substrat spécial ou d'un éclairage puissant. A chaque fois j'ai répondu par l'affirmative, aujourd'hui la voilà en photos. Pour ceux qui aiment les tapis genre gazon et qui ne veulent pas tomber dans la technique à outrance cette plante devrait leur plaire.

L'Echinodorus tenellus. 

C'est une plante gazonnante, donc d'avant plan, qui vient d'Amérique du Sud. Ses feuilles gladiolées mesurent 2 cm à peu près, et sont d'un vert tendre.  Elle n'est pas très exigeante et accepte tous les paramètres de l'eau, entre 5 et 8 de pH,  et question dureté, elle s'en fiche aussi, moi je la maintiens dans une eau très douce et très peu minéralisée et elle se porte à merveille. Dans mon bac il y a sous le sable une couche de tourbe qui rend le sol plutôt acide et ça lui convient très bien, mais ce n'est pas une obligation du tout. Un simple sable convient très bien aussi, et avec un éclairage standard il n'y aucun souci.

Echinodorus tenellus au tout début.
La voici, sur la photo ci-contre, lors de sa plantation dans le coin gauche du bac. Elle n'est pas facile à manipuler à case de sa petite taille, mieux vaut avoir une pincette pour pouvoir enfouir ses racines le plus délicatement possible, après il ne reste plus qu'à attendre et la laisser faire.




Echinodorus tenellus à cinq mois.
La voici quatre à cinq mois après. Elle s'est bien répandue en colonisant toute la place disponible. Elle se développe en faisant une multitude de rejets,  elle finit par former un tapis touffu et bien vert, ça donne un aspect joli. C'est vrai qu'elle met du temps pour s'établir mais après on ne l'arrête plus. 




Echindorus tenellus bien installée.
Ensuite, pour la contenir, il suffit d'enlever les pieds les plus anciens, toujours au moyen d'une pincette pour ne pas tout chambouler. Il est facile d'en enlever car ses racines ne sont pas très développées.
Il faut tout de même veiller à ce que des plantes flottantes ne viennent pas obstruer la lumière. Si elle vient à manquer de lumière elle va essayer de trouver un endroit plus propice an faisant des rejets de plus en plus loin, et ses feuilles vont s'affiner et s'éclaircir. 



Parait-il qu'elle supporte la taille aux ciseaux comme on le ferait avec un sécateur pour un gazon, personnellement je n'ai pas essayé et je ne sais donc pas ce que ça peut donner. 

 
Echinodorus tenellus var. red
Il existe aussi une variété aux feuilles rouges ou plutôt rosées, c'est l'Echinodorus tenellus variété red. Sur la photo ci-contre en voici un exemple. C'est vrai qu'elle n'est pas bien colorée mais au début cela ressemble à ce que l'on voit sur la photo.
Pour moi l’expérience n'a pas réussi car mon aquarium est bien trop profond et donc l'éclairage insuffisant, elle n'a pas disparu pour autant mais ne s'est pas développée non plus.

Mais dans un aquarium aux dimensions et un éclairage standards il ne devrait y avoir aucun problème à maintenir cette variété rouge, le tout est de de ne pas obstruer la lumière avec des plantes au dessus d'elle. 


Conclusion, même dans un bac low-tech on peut avoir un gazon, c'est dans le choix de la plante qu'est le secret pour ne pas se ruiner.

Stay in touch!

mardi 5 avril 2016

Une plante rustique de plus!

Il y a un grand choix de plantes faciles à maintenir dans un bac low-tech, en tout cas suffisamment pour satisfaire pas mal d'aquariophiles, et, surtout ceux qui ne veulent pas se prendre la tête avec les lumens, les watts, et le spectre lumineux.


Limnophila sessiliflora
En voici une très belle avec ses feuilles finement découpées, et très facile, c'est la Limnophila sessiliflora ou Ambulia. Elle ressemble à la Cabomba mais avec un feuillage plus claire et en moins capricieux.
Elle vient d'Asie du Sud-Est où elle pousse au bords des cours d'eau plutôt lents à stagnants.

Elle n'a pas besoin de beaucoup de lumière, un éclairage moyen suffit, approximativement 2 watts pour 4 litres d'eau. Sous un éclairage plus puissant les têtes, près de la surface, deviennent roses ou rougeâtres. Elle n'a pas besoin d'un sol riche, un simple sable de base suffit. Elle accepte une eau dure ou douce, et un pH entre 5 et 8, température entre 22 et 28 en théorie. Aujourd'hui on la trouve même en Amérique du Nord où elle est considérée comme une plante envahissante.

Celles présentées sur les photos sont maintenues dans des conditions basiques, dans une eau douce pour l'une, dans une eau plus dure pour l'autre, mais les deux sous un éclairage moyen, malgré ça elles forment  une véritable jungle.

Sessiliflora vue de dessus
Donc, même dans des conditions plutôt modestes, elle devient rapidement envahissante, ce qui nécessite une taille régulière. Dans la nature et dans un sol plus riche, elle fait des fleurs qui sortent hors de l'eau, on peut favoriser la floraison en aquarium en lui donnant un compost plus riche à base d'un peu de terreau et d'argile, mais bonjour le boulot, et vu sa croissance même dans un milieu plus pauvre, est-ce bien utile?



Sessiliflora, éclairage très faible
En voici une, ci-contre, dans un aquariums moins éclairé et dans une eau très douce, pratiquement osmosée. A cause d'un éclairage faible,  les feuilles sont plus espacées entre elles, elle a tendance à pousser en hauteur pour capter plus de lumière. 

Question température, personnellement je la maintiens à 18/19° et cela lui convient très bien. Je pense qu'elle pourrait supporter encore quelques degrés en moins, elle convient donc à des bacs tempérés. 



Sessiliflora flottante
Ci-contre, je l'ai laissée flotter dans un coin du bac. Elle fait beaucoup de racines adjacentes, elle s'est développée à vue d’œil. C'est une véritable jungle, c'est idéal pour les alevins qui viennent s'y cacher et chasser.

Donc, plantée dans le sable ou en flottante, ça lui est égal. 


Multiplication par marcottage
Question multiplication: par bouturage comme souvent, il suffit de couper les tiges mères ou les pousses adjacentes avec racines ou pas, elle s'en fiche, il suffit de replanter les tiges coupées et ça repart de plus belle. 
Elle se multiplie aussi par marcottage comme on le voit sur la photo à gauche. Elle produit un stolon qui rampe sur la surface du sable puis produit une plantule qui s'enracine. 
A vous de choisir, soit la laisser faire, soit intervenir en arrachant les nouvelles plantules.
A noter, si on coupe une tige à la base et qu'on laisse la racine, la plante va se reformer en faisant de nouvelles tiges.
.


Bref et en conclusion.

Avantages: n'a pas besoin d'un sol riche, ni d'un éclairage puissant, pas d'engrais non plus, eau douce ou dure peu importe.

Inconvénients: D'abord elle est envahissante, puis elle n'aime pas les plantes flottantes au dessus d'elle, même si elle ne demande pas un éclairage puissant il lui en faut quand même un minimum. 

Et enfin, je rappelle que les plantes poussent mieux et sont plus saines dans un aquarium sans filtration, avec juste un léger brassage de l'eau pour la répartition des nutriments. 

Stay in touch, see ya soon!

Aquatiquement
Dani

mardi 16 juin 2015

Bac de Kévin, passage du filtré au low-tech.

On me contacte souvent pour aider au démarrage d'un bac low-tech, rarement pour passer d'un bac high-tech au low-tech. Suite à une première demande de ce genre, il me semblait opportun d'en faire un article dans le but de donner des éléments à ceux qui hésiteraient encore. 

En décembre 2014, Kévin m'a contacté pour l'aider à passer, sans domages, d'un bac high-tech en low-tech.  Son but premier était de simplifier la maintenance de son bac, et de faciliter son entretien à des personnes non expérimentées en aquariophilie.

Caractéristiques de l'aquarium de Kévin:


 - Aquarium de 450l
 - Un substrat nutritif sous une couche de Manado et gravier pour un total de 7cm.
- 2 thermoplongeurs pour une t° de 28°
 - Un filtre EHEIM pro. 3 d'un débit 1050 l/h
 - Rampe de 4 T5 pour un éclairage de 11h/jour
 - Kit pour une diffusion artificielle de CO2
- Aquarium rempli avec un mélange d'eau osmosée et eau de robinet
 - Chaque semaine changement de 60l d'eau.

Faune :


- 2 Trichogaster leerii ou Gourami perlé
- 3 Pterophyllum scalare et un alevin
- 2 Otocinclus affinis
- 1 Hypostomus plecostomus




Flore:


- 4 Ludwigia Repens
- 1 Echinodorus Horizontalis
- 2 Nymphaea Lotus Tigre Rouge
- 1 Echinodorus dschungelstar Nr3 Python
- 1 Echinodorus dordifolius Fluitans
- Un bouquet de Myriophyllum cabomba




Passage en low-tech: le grand chamboulement !


Bac de Kévin, passage en low-tech en cours!

Les plantes explosent!

Le 22 décembre:



Petit filtre interne
- Arrêt du filtre Eheim
- Ajout d'une petite pompe de 50l/h pour le brassage, en voici une photo ci-contre. Adieu au filtre surpuissant d'une capacité de 1050l/h et qui ne sert à rien. En revanche, cette petite pompe sera très utile pour effectuer un léger brassage de l'eau, pour répartir les nutriments et la chaleur.
- Arrêt de la diffusion du Co2
- Ajout de nouvelles plantes: Lemna minor, Cératophyllum Demersmum, Pistia stratiote. Ajout également de Mélanoïdes pour l'aération du substrat.




Effets constatés suite à ces changements:

Le 31 décembre:

- Augmentation légère des nitrites.
- Légère augmentation du pH à cause de l'arrêt de la diffusion du Co2.

Changement de 60l d'eau pour juguler la montée de nitrites et ajout de 10l d'eau par semaine pour compenser l'évaporation.

Le 11 janvier:

Ajout de feuilles de chênes.
Le pH baisse un peu, les nitrites aussi, le GH de 5 et le KH de 3 restent bas et ne varient pas. 

Le 19 janvier:

Les nitrites baissent encore, il devient de plus en plus difficile de les mesurer avec précision.

Le 31 janvier:

Retrait de la Cabomba et de la Ludwigia repens, aussi de la Cératophyllum demersum, 9 mètres tout de même!

Le 21 février:

- Les paramètres se stabilisent, les plantes explosent, les poissons sont en pleine forme.
- Après des années de maintenance le Lotus tigre fleurit enfin! 
- Aucun problème d'algues.

Le 07 mars:

- Ajout de feuilles de Catappa et ajout de Limnobium laevigatum. 
- Arrêt complet des changements d'eau, juste une compensation hebdomadaire de 15l avec un mélange d'eau de robinet et de Mont Roucous.
- Plus de siphonnage régulier du sol.

Les paramètres restent stables :
PH : 6,4 / KH : 3 / GH : 4 / Nitrites > 0,05

Voilà ce que cela donne en images:



Ci-contre, une vue d'ensemble du bac. Rien à voir avec la première photo, l'eau est devenue ambrée grâce aux plantes flottantes et à quelques feuilles mortes. Les poissons apprécient cette ambiance.

Les plantes flottantes recouvrent la surface, il faudra simplement en éliminer régulièrement pour ne pas priver de lumière les plantes en dessous.
Les Pistia stratiotes sont superbes et se multiplient vitesse V!





On voit sur la photo les belles feuilles du Lotus tigre. Kévin a finit par remplacer les Pistia, devenues trop grandes pour son bac, par des Limnobium laevigatum, moins exubérantes et tout aussi efficaces question épuration.

Magnifique Scalaire, très intrigué par les racines plongeantes des plantes flottantes. Par la suite un Scalaire est mort, poursuivi par le Pléco il s'est gravement blessé contre une racine. Il est vrai que le mélange n'est pas très heureux, mais ça c'est une autre histoire.

Pour résumer, voici comment faire en quelques points pour passer son aquarium en cours de fonctionnement en low-tech :

- Avant tout il faut prévoir une petite pompe de brassage à faible débit en remplacement de son filtre hyper-puissant et inutile.
- Il faut aussi se constituer un stock de plantes, des flottantes et plusieurs beaux bouquets bien fournis de Cératophyllum demersum, d'Elodée, ou de Najas guadalupensis, de Vallisnéries ou de Sagittaria, pour les deux dernières ce n'est pas une obligation, elles pourront venir après.
- Il faut également prévoir des tests à gouttes ou à bandelettes, peu importe, les deux fonctionnent, il s'agira simplement de vérifier le taux de nitrates.
  • Arrêt de la filtration dite "biologique".
  • Ajout d'une petite pompe à faible débit pour le brassage. 
  • Suppression du bulleur s'il y en a un.
  • S'il y a un kit de diffusion de Co2, pas la peine de le supprimer, il suffit simplement de laisser la cartouche se vider. 
  • Il faut ajouter des escargots Melanoïdes pour l'aération du sol, ce sont des alliés précieux dans les bacs low-tech.
  • Introduction des plantes 100% aquatiques, seulement après l'arrêt de la filtration, pas avant. Il faut que les bouquets soient beaux et sains.
  • Introduction des plantes flottantes, au début des lentilles d'eau feront très bien l'affaire, après, et une fois que l'aquarium sera stabilisé, il sera toujours temps de rajouter des flottantes plus belles mais plus chères aussi.
  • Il faut rajouter quelques feuilles mortes propres de son jardin, si non, des feuilles de Catappa feront l'affaire. Elles protégeront les poissons des maladies et aideront à lutter contre les algues, comme dans la nature, tout pareil!  
  • Il ne faut rien changer aux habitudes alimentaires des poissons, arrêter la filtration ne veut pas dire que l'on doive réduire leur alimentation. La nourriture non consommée sera absorbée par les plantes une fois dégradée par les bactéries, c'est un fertilisant pratiquement naturel.
  • Au bout de 4 ou 5 jours, il faut faire un test des nitrates, si le taux est proche de 0.50 il faudra faire un changement d'eau de 20%.  Ainsi jusqu'à ce que les nitrates deviennent indécelables.
Pour éviter une montée des nitrates et les changements d'eau qui vont avec, il suffit de bourrer son aquarium de plantes 100% aquatiques et de plantes flottantes.  Plus la végétation sera luxuriante, moins il y aura de nitrates et les changements d'eau seront inutiles, c'est aussi simple que ça!

Enfin,

Cela fait presque deux mois que je n'ai plus de nouvelles de Kévin, il est très occupé et constamment en déplacement, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il a opté pour la solution low-tech.
Vous connaissez le proverbe: "pas de nouvelles, bonnes nouvelles", je me dis que son aquarium se porte très bien, dans le cas contraire il m'aurait contacté pour me demander des comptes....! 

Stay in touch !

mercredi 18 mars 2015

Amazonien, et c'est pas fini !

On me pose souvent des questions sur mon bac amazonien, s'il est toujours aussi beau, ou s'il n'a pas périclité. On me demande aussi quelles sont les règles à suivre quant à l'entretien d'un aquarium low-tech. Voici donc un article sur ces deux questions, histoire de faire d'une pierre deux coups.

Pour rappel, "ce bac" a été lancé à l'automne 2012, au départ sans plantes à racines, avec juste des flottantes et un brin de Cératophyllum et plein de feuilles mortes.

Le sol est composé d'une couche de tourbe recouverte par 6/7cm de sable de Loire.
L'eau du bac provient du toit de la maison, quand il pleut évidemment, je la récupère dans des poubelles en plastique. J'ai compensé un certain temps l'évaporation avec de l'eau en bouteille comme la Volcania, mais n'étant plus en vente j'utilise principalement l'eau de pluie. Une à deux fois par an je rajoute un ou deux litres de Cristaline, histoire de rajouter des minéraux.

Quelques mois après son lacement j'ai décidé d'introduire des plantes à racines, un amazonien n'est pas forcément dépourvu de plantes, il y a en Amazonie tout un tas de biotopes extrêmement différents. Personnellement, et dans la mesure du possible, j'essaie de privilégier les plantes d'une même région géographique, ...
Depuis le début j'utilise des feuilles mortes, mais en moindre quantité et moins souvent depuis que le bac est devenu planté.

L'eau de ce bac est chauffée à 21°.

Passons à la pratique:
Amazonien bien planté!
Ci-contre une vue de la façade avant du bac. C'est une véritable explosion de végétation!
La Vallisnéria gigantea cherche à envahir tout le sol en émettant des stolons partout, des stolons qui font plus d'un mètre. C'est ainsi qu'un pied de cette
plante est venu se développer à l'avant droit du bac.




Vue de profil.
C'est la jungle, les rubans de la Vallisnéria gigantea font plus d'un mètre cinquante et recouvrent toute la surface.
Il faut tailler dans le vif! La Sagittaria subulata s'est multipliée à n'en plus finir, et c'est du boulot que de vouloir la maîtriser! C'est une super plante, facile et buissonante, mais qui demande un entretien rigoureux. Mais n'est-il pas dommage de vouloir brider une nature si généreuse?







L'aquarium devient trouble.
Au delà de ces considérations d'ordre philosphique, j'ai supprimé toutes les Vallisnéries gigantea, et j'ai arraché une bonne partie des Sagittaria subulata.

Evidemment, l'eau est devenue trouble à cause de la tourbe qui remonte avec les racines des plantes arrachées. Un dépôt marron recouvre la surface du sol. Cela ne semble pas gêner les poissons, au contraire, les Corydoras habrosus se précipitent pour essayer de trouver de la nourriture, les Otocinclus également viennent voir ce qui se passe.



L'eau s'éclaircit peu à peu.
Mais croyez le ou pas, le dépôt marron a disparu aussi vite qu'il est venu, comme absorbé ou réabsorbé par le substrat, et, petit à petit l'eau s'éclaircit, cela au bout de quelques heures seulement.
Je n'ai rien siphonné du tout, j'ai laissé faire pour voir comment cela allait évoluer. Au bout de deux à trois jours le sol est redevenu propre comme si de rien ne s'était passé. Les Corydoras habrosus ont réinvesti les lieux et se montrent davantage, vu qu'il n'y a plus d'obstacles à leur pérégrination.

Au jour d'aujourd'hui, et deux mois après le jardinage, le bac ressemble à ça, va me falloir arracher de nouveau la Sagittaria.


 Vue d'ensemble, la S. subulata se propage de nouveau

Arrière plan avec Limnophila sessiliflora à droite.







Vue de dessus côté gauche, Pistia naines.
Autre vue de dessus côté droit.
J'oubliais, j'enlève régulièrement des plantes flottantes, si non leur prolifération risquerait de priver de lumière les plantes qui sont en dessous. J'en laisse 1/3 ou 1/4 de la surface. Sur la photo il y a de la Salvinia natans, des lentilles d'eau, de la Phyllanthus fluitans et des Pistia sp. stratiote.

Pour résumer en quelques points:

  • Tous les deux ou trois mois j'enlève le trop de plantes, je déracine, je coupe et j'élague. 
  • Chaque semaine j'enlève des plantes flottantes.
  • Chaque semaine je rajoute 2 à 3 litres d'eau pour compenser l'évaporation.
  • Je ne siphonne jamais le sol. Dans un bac équilibré avec un léger brassage le sol reste propre car les déchets sont recyclés.
  • Tous les six mois je fais un changement d'eau de 20% avec de l'eau de pluie. Je pense que ça ne sert à rien mais puisque j'en ai à ma disposition je le fais.
  • Je ne râcle jamais les vitres vu que je n'ai aucun souci d'algues quelconques.

Pour cet article et après plus d'un an j'ai fait un test des paramètres, j'ai obtenu les résultats suivants :

PH 6/ NO2 0/ NO3 0/ GH 4/ KH 0

Avec un KH à zéro mon bac devrait être instable et mes poissons en grand danger. En fait c'est tout le contraire, mon bac est remarquablement stable et mes poissons se portent à merveille.

Comme quoi, la théorie et la pratique ne sont pas toujours en concordance et ce pour différentes raisons, mais ça c'est une autre histoire.

Je vous laisse méditer sur le sujet...

See you soon !