samedi 21 juin 2014

Le premier aquarium naturel de Pascal!

Pascal, un aquariophile de Chalon sur Saône, est tombé dans l'aquariophilie il y a un an déjà. Son eau de conduite étant très dure, il a naturellement opté pour un bac de type Tanganyika. Cet aquarium de 200 litres, peuplé de Néolamprologus Multifaciatus, de Néolamprologus Brichardi, de Julidochromis Transcriptus et d'Ancistrus, de Lamprologus leleupi, tourne toujours actuellement mais avec un filtre d'une capacité de 1200l/h, rien que ça!

Il a toujours eu envie d'avoir un bac densément planté, mais jusqu'à présent il a été freiné par la dureté de son eau -21d°GH- et par la corvée de faire de l'eau osmosée. C'est suite à la découverte de la méthode des bacs dits «naturels» ou «low-tech» qu'il a décidé de se lancer dans la réalisation d'un aquarium planté.

 - Pour son problème d'eau dure, il a résolu ce problème en mélangeant son eau de conduite avec de l'eau en bouteille beaucoup plus douce. De plus, et se basant sur la méthode naturelle, ses changements d'eau seront considérablement réduits et espacés, c'est aussi un problème en moins.
- Pour son idée d'avoir une végétation luxuriante, dans un premier temps il a pensé à faire un substrat à base de terreau suivant la méthode Walstad, mais ne pouvant en trouver un de naturel, il a finalement opté pour un compost aquatique pour bassin, qu'il a recouvert ensuite d'une couche de gravier, ce qui est tout aussi bien.

Le premier aquarium naturel de Pascal.

Son bac fonctionne sans filtration, ni mécanique, ni biologique, une simple turbine de 300l/h bridée à 95//h assure l'homogénéisation de la température et des nutriments pour les plantes. Il n'y a pas, non plus, de chauffage, la température ambiante suffit. 

Pour avoir tous les renseignements sur son installation, je vous invite à visiter la page de Pascal sur le site de l'Association Chalonnaise d'Aquariophilie, vous aurez une description détaillée de son projet avec des dizaines de photos à l'appui, vous pourrez même lui poser des questions et laisser des commentaires.


Enfin, je profite de cette occasion pour rappeler quelques principes de bases sur les bacs low-tech:
  • Les plantes consomment les matières azotées directement sous forme d'ammonium, puis éventuellement les nitrites, pas les nitrates. (voir l'article en question) Une filtration artificielle est donc superflue, voire néfaste!
  • Dans un bac sans filtration, le taux de nitrates est indécelable durant des années, ainsi les changements d'eau fréquents ne sont plus nécessaires, quelle économie et quel gain de temps!
  • Un bac peuplé peut tourner avec seulement de la Cératophyllum et des lentilles d'eau!
  • Il est possible de purifier l'eau usée d'un aquarium dans le but de la réutiliser en la mettant dans un récipient quelconque placé au soleil et en utilisant pendant deux à trois semaines les plantes citées ci- dessus!


Voilà, j'espère que Pascal sera entièrement satisfait de son nouvel aquarium et qu'il se prépare déjà pour la prochaine étape....mais je n'en dirai pas plus pour le moment, je laisse planer le suspens!

Aquatiquement vôtre!

Dani

mercredi 26 mars 2014

Ma petite Amazonie, suite et fin!

Cela va faire deux ans maintenant que j'ai commencé l'aventure avec la création d'un bac sans filtration de type amazonien. Avant de passer à autre chose il est temps de faire une petite rétrospective en images de ma modeste expérience.

Ci-dessous, voici mon bac de 200lt environ "eau noire" à ses débuts. Il n'y avait aucune plante à racines, seulement des plantes flottantes. Aucun système de filtration à part un simple exhausteur pour la circulation de l'eau. Le décor était composé de racines et de feuilles mortes, catappa, chêne et noisetier. Sous le sable de Loire j'ai mis une couche de tourbe dans le but de faire baisser encore le PH.

Début de ma petite Amazonie 'eau noire'
Question filtration: cet aquarium n'a aucun système de filtration mécanique ou biologique surpuissant. J'ai bien essayé plusieurs petites pompes de brassage de 300l/h, mais encore trop puissantes, j'ai finalement opté pour un petit exhausteur à air destiné aux aquariums de 40/50l, ceci pour créer un léger mouvement de l'eau et pour faciliter l'oxygénation des couches profondes. J'ai également essayé de me passer de tout brassage mais cela a provoqué la prolifération de cette épaisse couche gluante appelée biofilm. Ceci est dû aux dimensions spécifiques de ce bac -65cm de haut- qui ne permettent pas une oxygénation optimale d'où l'apparition de ce biofilm. Je sais bien que l'oxygénation mécanique fait monter le PH, mais je pense qu'il reste suffisamment de CO2 pour la bonne pousse des plantes comme on le voit sur les images plus bas.


Question Eau: J'ai fait descendre le PH de 8 à 6 grâce à un mélange de Volcania et d'eau de pluie. Ensuite, je compensais régulièrement l'évaporation par de l'eau de pluie et je faisais seulement deux changements d'eau par an.

Question population: 6 Gracilis ou Néon roses (Hemigrammus erythrozonus), 10 Corydoras Habrosus et 6 Otocinclus. Peu après j'ai introduit un couple de Ramirezi (Mikrogeophagus ramirezi), et enfin, 10 Cardinalis (Paracheirodon axelrodi)


Question plantes: plusieurs mois après j'ai eu envie d'y mettre des plantes. J'ai ainsi planté 3 ou 4 pieds de Vallisneria gigantea et une dizaine de pieds d'Echindorus tenellus. J'ai enlevé les feuilles mortes du bac et ai arrêté d'en mettre de nouvelles. J'ai fait un changement d'eau pour remplacer l'eau noire par une eau de pluie plus claire. Sur une des racines qui perçait la surface restait un vieux filament séché de mousse de Java qui s'est finalement développé et que je n'ai pas voulu enlever. Aujourd’hui ce filament s'est transformé en une superbe mousse qui recouvre tout et sans aucune algue.

Ajout de quelques plantes
Pour les plantes flottantes, j'ai rajouté des Limnobium qui prospèrent et qui fleurissent, des Phyllanthus fluitans, aussi un spécimen de Pistia naine.

Limnobium en fleur
J'ai maintenu cette petite Pistia durant deux ans à l’extérieur en plein soleil sans grand succès, elle vivotait.  Mais ce bac semble lui convenir puisqu'elle ne s'est jamais aussi bien portée. En l'espace d'un mois seulement elle a fait une dizaine de stolons. Ses racines plongeantes sont tout aussi magnifiques à observer que celles de sa sœur plus grande, en voici une vue de dessous. Elle est idéale pour les petits bacs.


Question nourriture: Je nourris mes poissons principalement avec de la nourriture vivante 3/4 jours par semaine (artémias,  vers de vase, tubifex, larves de moustiques, daphnies et vers blancs) et le reste du temps avec des artémias congelées. Ci-dessus distribution de tubifex, les poissons n'ont pas compris qu'il y avait dans la mangeoire à manger. J'ai dû, par la suite, libérer les tubifex directement dans l'aquarium. Les Ramirezi ont finalement compris qu'il s'agissait là de nourriture et se sont jetés sur les vers une fois lâchés dans le bacs et tombés au fond.

Distribution de Tubifex

M. Rami mangeant les Tubifex au sol.


Pour les poissons de fond, je donne des pastilles de temps en temps, quand j'y pense, et pour les Otocinclus des rondelles de légumes pochées. 

Distribution de courgettes pochées pour les Otocinclus
Ci-dessous des vues de mon bac au jour d'aujourd'hui. Les gigantea se multiplient, font des stolons un peu partout, les tenellus poussent même sous les racines où il n'y a aucune luminosité.

Ma petite jungle amazonienne

Je dois, bon gré mal gré, plonger mes mains dans le bac pour arracher les stolons qui envahissent tout l'espace disponible. La végétation explose!

La gigantea et la tenellus se propagent rapidement

Remarques,  dans ce bac "naturel" sans filtration, les Mélanoïdes ne sont jamais montés à la surface, c'est simple, je ne les vois jamais sauf lorsqu'il viennent se nourrir sur le sable à la recherche de déchets organiques.  Dans mes précédents bacs "traditionnels" les Mélanoïdes montaient à la surface chaque soir après extinction des lumières.

Question température: je ne chauffe pas le bac, il est à t° ambiante, entre 20 et 22° durant l'hiver, 26/28° durant l'été. 

Enfin, je ne mélangerai plus jamais des Rami ou des Cichlidés nains avec des Characidés. Les Ramirezi sont des poissons magnifiques et intéressants, faciles, à la seule condition que les couples se soient formés naturellement et qu'ils ne soient pas mis en concurrence pour la nourriture avec des poissons beaucoup plus rapides qu'eux. D'ailleurs, j'ai perdu Mme Rami car exténuée des assauts répétés du mâle qu'elle n'avait pas choisi. Dorénavant je m'oriente vers une maintenance spécifique au détriment d'un bac d'ensemble, je pense que les poissons seront beaucoup mieux surtout dans un espace plus ou moins réduit.

Je laisse ces poissons aller à leur terme naturellement, après je ferai un bac d'une tout autre nature, mais ceci est une autre histoire.

Stay in touch!

mardi 4 mars 2014

Micro-poisson pour un méga-plaisir des yeux!

Voilà un mini-poisson facile à maintenir dans un petit aquarium. Il s'agit du Danio Erythromicron. Comme son nom l'indique, c'est un micro-poisson qui ne dépasse les 2cm à l'âge adulte, qui se contente de l'eau de conduite, d'un petit espace, et qui se reproduit très bien en captivité. 

D. Erythromicron
Il vient du lac Inlé au Myanmar. Ce lac est connu pour ses îles constituées d'un enchevêtrement de plantes flottantes, les habitants y construisent leurs maisons sur des pilotis. L'eau est claire, peu profonde et lente, la végétation dense est composée, entre autres, d' Élodées et de Cératophyllum. Je passe sur sa description, la photo, ci-contre, parle d'elle même. Les femelles sont, comme souvent chez les poissons, légèrement plus pâles et ont un ventre plus rebondi. C'est un poisson timide qui se cache dès qu'il aperçoit du mouvement devant l'aquarium. Il n'en reste pas moins très actif et très sauvage. Il se déplace à la vitesse de la lumière, en revanche, lorsqu'il est à l'affût il reste immobile comme ces insectes lorsqu'ils butinent le pollen d'une fleur. Les mâles se cherchent et se coursent sans relâche dans le but de dominer le groupe. On peut réussir à l'observer si on ne bouge plus une fois installé devant le bac. C'est un goinfre jamais rassasié, malgré sa petite taille, c'est un prédateur redoutable, il est toujours en mouvement à la recherche de la moindre proie vivante. J'ai beau les nourrir copieusement plusieurs fois par jour, j'ai jamais constaté des ventres dilatés prêts à exploser. Ont des ventres tels un puits sans fond!

Erythro. qui daignent se montrer
On peut maintenir 6 individus dans un aquarium à partir d'une quarantaine de litres. Chez moi, ils vivent dans un bac de 55l très planté, avec une végétation dense composée d’Élodée, de mousse de Java, de Cératoptéris cornuta, d'Hygrophila difformis et beaucoup de plantes flottantes. La végétation doit leur permettre de trouver des cachettes à cause de leur caractère timide, plus le bac sera planté, plus ils oseront se montrer.  En ce qui concerne les paramètres de l'eau, il leur faut une eau dure, d'un PH compris entre 7 et 8, l'eau du robinet fera l'affaire si non chlorée et sans nitrates. Étant donné qu'ils n'aiment pas une eau acide, il faudra éviter les feuilles mortes et les racines, sauf si bouillies auparavant.  Je pense aussi qu'il vaut mieux ne pas les mélanger avec d'autres poissons à cause de leur caractère timide dû à leur petite taille. Ils ne sont pas à mettre dans un grand bac d'ensemble, si non ils risquent de devenir la proie de poissons plus gros et plus agressifs. Aussi, il ne faut pas les mélanger avec des Danio Margaritatus avec lesquels ils risquent de se reproduire et donner naissance à des spécimens hybrides. 

Des Erythromicron flous!
Personnellement, je les maintiens à une température ambiante de 19/20°, dans un bac sans filtration et sans  aucun mouvement de l'eau. Soit dit en passant, aucune trace d'un film ou biofilm quelconque à la surface. En fait, ils n'aiment pas le courant puisqu'ils proviennent d'un lac à eau lente, voire stagnante, et, comme ils polluent très peu, aucun filtre n'est nécessaire, les plantes suffisent à maintenir leur habitat sain. Je ne fais pas de changements d'eau non plus, je compense simplement l'évaporation avec de l'eau du robinet vieillie,  pour ce faire j'ai toujours un seau d'eau de conduite préparée à l'avance que je laisse vieillir à l'extérieur. De temps en temps, quand j'y pense, je vérifie simplement les paramètres, pour l'instant tout va pour le mieux. Je ferai un changement d'eau partiel une à deux fois par an.

C'est un poisson qui se reproduit tout au long de l'année à une t° de 19/20°. Une quinzaine de jours après leur introduction dans le bac, ils s'étaient déjà reproduits, et ça continue. J'ai ainsi, aujourd'hui, des poissons de différentes tailles. Parait-il qu'ils auraient tendance à manger leur ponte, mais ce n'est pas plus mal, dans le cas contraire, le bac deviendrait rapidement trop petit.

Nourrissage avec des artémias
Question nourriture, je leur donne une nourriture variée, paillettes finement écrasées pour les alevins, artémias congelées, deux à trois jours par semaine des Tubifex vivants, des Daphnies et Artémias vivantes, des vers de vase et larves de moustiques aussi gros qu'eux. Je pense vraiment que la nourriture vivante leur est indispensable, comme je le disais, ce sont des prédateurs voraces, cela permet de maintenir leur instinct de chasseur en éveil tout en freinant leur appétit envers leur propre ponte. De plus, c'est un réel plaisir de les voir se jeter sur leurs victimes, ils scrutent le moindre interstice, la moindre cachette à la recherche de proies, faut voir comment ils s'acharnent à déchiqueter des vers deux fois plus longs qu'eux! Heureusement que ce sont des poissons de petite taille, s'ils avaient la taille d'un Discus, il n’hésiteraient pas à "bouffer" la main qui le nourrit! 

Bref, c'est un micro-poisson extrêmement sympathique, facile, accessible à tous, ayant beaucoup de qualités et de minimes exigences. A adopter par tous ceux qui souhaitent admirer un poisson à l'instinct meurtrier et qui ne peuvent s'offrir le luxe d'avoir des Piranhas dans leur salon.

Bon, je l'avoue, j'ai un peu exagéré.... mais pas tellement en fin de compte.

Stay in touch!

samedi 11 janvier 2014

Moustiques en décembre, mauresque en janvier et les pieds en éventail!

Décidément, tout semble s’accélérer en ce début d'année 2014. Déjà, fin 2013 le temps a été plus que clément, à part une semaine en novembre où il a fait particulièrement froid, mais depuis, les températures sont plus qu'agréables, carrément printanières!

Des larves de moustiques en décembre!
Ainsi, j'ai eu la surprise de voir des larves de moustiques frétiller, et ce, dès le mois de décembre 2013, du jamais vu, même ici!
Mes poissons, eux, sont ravis, car je les nourris depuis plus d'un mois avec de la nourriture vivante, saine et gratuite.
Je prélève les larves au moyen d'une pipette, pratiquement une à une, quand j'ai plus de chance j'en prends trois à la fois! Je préfère les récupérer ainsi plutôt qu'avec une passoire. Avec une passoire à thé qu'on plonge dans l'eau, ça à pour effet de faire fuir les autres larves au fond du récipient, et il faut ensuite attendre une plombe pour qu’elles daignent remonter à la surface. Avec une pipette le prélèvement passe pratiquement inaperçu, les voisines ne s’aperçoivent de rien, ainsi on les attrape beaucoup plus rapidement.

Sur la deuxième photo, ci-dessus, c'est un échantillon de larves et de pupes beaucoup plus costaudes. Avec celles-là pas besoin de faire des chichis. Une simple passoire suffit à en attraper plusieurs d'un seul coup. Celle-là sont destinées à mes Ramirezi. C'est qui qui va se régaler?!

A noter que mes moustiques sont des moustiques propres. Contrairement à ce que j'ai lu sur des forums divers et variés, mes moustiques, à moi, dédaignent l'eau sale et croupie, ils pondent uniquement dans une eau propre, ci-dessus, dans un seau rempli d'eau de pluie fraîchement tombée.

Les Daphnies s'y mettent aussi!
Aujourd'hui, j'ai jeté un œil à mon bac à Ostracodes et Daphnies, et qu'ai-je vu ? Les œufs de durée ont déjà éclos et des Daphnies, vieilles de plusieurs jours, nagent librement dans le bac.
Si, si, regardez de plus près, vous verrez à la surface de l'eau, entre les plantes flottantes, des points blancs minuscules avec des antennes, ce sont des Daphnies!  Il me semble qu'elles soient nées beaucoup trop tôt, mais bon, je vais pas les laisser mourir de faim tout de même. Du coup elle vont me donner du boulot, va falloir que je commence la production d'eau verte, car sans une eau chargée de phytoplancton elle vont finir par dépérir. 

Et mes femelles Tanichthys sont pleines!
Dans mes bassinariums, les Tanichthys s'activent aussi. Ils évoluent du matin au soir près de la surface, signe que les températures leurs sont favorables et qu'ils sont en cherche de nourriture. Dans le cas contraire, ils se maintiendraient au fond, ils hiberneraient, comme les autres hivers, attendant les beaux jours.  En les observant de plus près j'ai vu des femelles bien grosses, elles sont pleines jusqu'au dents, ça aussi c'est inhabituel compte tenu de la période. Des alevins vont bientôt faire leur apparition, encore!

A propos, quiconque habitant Nice et sa proche région et intéressé par ce poisson, qu'il me contacte par e-mail, j'en donne une trentaine. Je ne fais pas d'envois et ne compte pas/plus me déplacer. Toutes les candidatures seront minutieusement étudiées et devront répondre à certains critères bien précis! 

Bref,  chez moi il n'y a pas eu d'hiver, je me retrouve avec une poubelle de 80lt remplie de graines de tournesol, cette année les Chardonnerets et les Mésanges ont boudé mon jardin. La sauge est déjà recouverte d'un feuillage tendre et d'un beau vert foncé, c'est suffisamment inhabituel pour devoir le signaler, compte tenu que la sauge a un feuillage caduc et qu'en cette saison ses branches devraient être nues.  Ça sent déjà les "beaux jours", tout bourgeonne, même les oiseaux le matin chantent le printemps. C'est à se demander si l'on va avoir un printemps ou alors un été précoce et caniculaire? J'ai peur que personne, météorologues compris, ne puisse prédire le temps des mois à venir.

Ce dont je suis sûr est que la nature est en pleine mutation, que nous les humains devons nous efforcer à comprendre son message si nous voulons survivre. Au fait, tout le monde a entendu parler du réchauffement climatique, mais peu savent que les pôles sont en train de s'inverser, si, si, cherchez sur internet, vous trouverez sûrement quelques informations.. Et posez-vous la question, pourquoi les baleines s'échouent-elles sur les plages de Nouvelle-Zélande, elles qui connaissent si bien le chemin menant vers le Pôle Arctique pour l'avoir emprunté durant des millénaires ?

Stay in touch, be happy and happy good year!
Dani.

jeudi 14 novembre 2013

Création d'un aquarium naturel en images!

Après la méthode sur la création d'un poubellarium, voici maintenant comment faire un aquarium naturel facilement. Il s'agit de mettre en place un petit bac naturel pour des poissons de petites tailles et peu exigeants. L'aquarium n'a  pas de chauffage, ni de filtration, ni de pompe à air.  C'est à la portée de tout le monde, pour ceux qui ne peuvent avoir un grand aquarium, ni ne veulent se compliquer la vie, ni se ruiner avec un matériel cher et trop lourd à gérer, voici comment faire.

Le contenant.

J'ai choisi un bac suffisamment grand pour accueillir un banc de poissons de petite taille.
Un aquarium de 55 litres avec une façade de 60cm de longueur, comme celui présenté, est suffisant pour créer un paysage aquatique vivant et coloré. Il faudra simplement choisir la population en fonction de la taille, il existe plusieurs espèces de poissons de petites tailles, intéressants et beaux. L'éclairage est, la plupart du temps, fourni avec l'aquarium. Un éclairage simple suffit, ici j'ai un tube T5 de 24W, mais un tube T8 est tout aussi bien. Ce genre de bac complet peut se trouver dans les dépôt-vente pour 20/30€, ou alors dans la rue, comme dans le cas présenté!

Une fois l'emplacement choisi et avant toute chose, j'ai placé une plaque de polystyrène sous l'aquarium. Cette plaque absorbante va corriger les éventuelles aspérités du support et éviter toute possibilité de fissure de la plaque de verre inférieure, de plus, elle va permettre d'absorber les vibrations. 

Décor et substrat.

Pour le substrat, je voulais un gravier fin pour que les plantes puissent s'enraciner facilement, et suffisamment sombre pour sécuriser les poissons, la couleur sombre fait mieux ressortir leur couleur. Mais la couleur du gravier paraît toujours plus sombre dans le magasin, sous un éclairage artificiel et une fois dans immergé, celui-ci devient plus clair que ce que l'on pensait au début.
J'ai choisi de mettre des galets afin de délimiter une zone de plantation. J'ai commencé par disposer les galets directement sur la vitre de fond et non pas sur le sable, je ne voulais pas créer des zones trop anaérobies pour éviter une fermentation malodorante du gravier coincé sous les galets.

Après avoir lavé le sable, j'ai déposé une couche de 3 à 4 cm à l'endroit prévu à la plantation des végétaux, et 2 cm sur le devant de l'aquarium. J'ai engraissé la partie prévue pour les plantes à racines  avec de l'argile sous forme de boulettes que j'ai écrasées. Soit dit en passant, j'aurais pu mettre quelques louches de terreau naturel, les plantes auraient apprécié.... J'ai ensuite recouvert l'argile avec une couche de 2 cm de gravier. 
Le décor est composé de galets devant rappeler le lit d'un ruisseau, leur disposition est fonction de l'imagination de chacun. J'ai prévu l'introduction de petites branches de chêne et de tilleul que je voulais couvrir de mousse aquatique. Dans le but d'imiter la nature, j'ai aussi prévu de mettre des feuilles mortes, noisetier, chêne, hêtre, elles font très bien l'affaire pourvu qu'elles soient exemptes de toute pollution. Pour éviter les parasites, les champignons et les tanins contenus dans les branches et les feuilles, j'ai fait bouillir tout ça pendant une demi-heure; il n'est pas question, dans cet exemple, de faire un aquarium "eau noire" de type amazonien!

Remplissage.

J'ai fait vieillir l'eau du robinet plusieurs jours avant l'installation du bac, le chlore et autres substances nocives ont ainsi eu le temps de s'évaporer.
Pour remplir le bac, j'ai déposé sur le gravier une soucoupe en verre sur laquelle j'ai versé l'eau délicatement, ceci pour éviter de chambouler le décor. Pas la peine de faire un dessein, hein?! J'ai rempli le bac à moitié et j'ai mis les branches et les feuilles, suis passé ensuite à l'introduction de la végétation. 

Plantation.

Pour les plantes à racines, j'ai choisi de la Cératoptéris Cornuta que j'ai délicatement plantée à l'endroit prévu et auparavant engraissé d'argile. Pour le reste, j'ai mis un brin de Cératophyllum et de l'Egeria najas, plein de plantes flottantes pour tamiser la lumière, et de la mousse comme la Riccardia chamedryfolia. Remarque, et pour faire encore plus simple, j'aurais pu mettre que des plantes sans racines à croissance rapide et peu chères, dans ce cas pas besoin d'argile, ni de terreau. Enfin, j'ai fini de remplir entièrement le bac et suis passé à l’introduction des flottantes. J'ai mis toutes celles que j'avais. Il y a de la Salvinia natans et de la Lemna minor ou lentilles d'eau. Beaucoup d'espèces de plantes flottantes existent dans le commerce, toutes sont belles et intéressantes, sans oublier leur rôle primordial dans l’épuration naturelle de l'eau. J'ai rajouté ensuite des Physes et des Planorbes corneus.

Pour finir avec l'installation, j'ai répandu quelques paillettes de nourriture pour poissons, en se décomposant elles vont nourrir les plantes et vont, de pair avec le travail des escargots, permettre de lancer le cycle biologique.

A ce stade il est possible d'introduire des crevettes. 

Pour les poissons, et même s'il est possible de le faire plus rapidement, il est plus sur d'attendre trois semaines avant leur introduction, le but final est d'éviter les déceptions, pas de les provoquer! 

Population.

Voici une liste, non exhaustive, de poissons ou micro-poissons asiatiques qu'il est possible de maintenir dans un petit volume avec quelques crevettes. Ce sont, pour la plupart, des poissons assez craintifs qu'il vaut mieux maintenir seuls, ou alors avec d'autres, mais ils ne doivent être ni trop grands ni agressifs.

-   6 Danio erythromicron
-   6 Danio choprae
-   8 Danio margaritatus
-   6 Tanichthys albonubes ou autre
-   6 Danio Rerio
-   6 Danio frankei
- 10 Puntius Titteya
- 12 Boraras brigitae
- 12 Boraras maculatus
- 12 Boraras merah
- 12 Boraras micro
- 12 Boraras naevus
- 12 Boraras urophtalmoides
- 12 Danio tinwini

Pour les crevettes:

-   8 Red cherry
- 10 Caridina Ferdanoi

Entretien.

L'entretien de ce genre de bac se résume à compenser l'évaporation par l'apport régulier d'eau neuve, à l'élagage et à l'élimination du surplus de plantes, et enfin, à un changement d'eau de 20% deux fois par an.

Conclusion.

Ceci est une méthode simple, parmi d'autres, pour avoir un petit bac, sain, vivant, et beau. D'autres variantes sont possibles. On peut par exemple recréer dans un aquarium, tout aussi petit, une tranche d'Amazonie avec une eau noire ou non, il existe aussi des micro-poissons d'Amérique du Sud, mais ceci est une autre histoire...

Stay in touch!

Dani